Quand on parle surf ou sports extrêmes, il n’est plus possible d’échapper à la publicité omniprésente pour les boissons « énergisantes » type Red Bull ou autres « Energy Drinks » (Monster, Rockstar, Burn, etc.).

Ce marketing est fructueux puisque plus de 4 milliards de cannettes de Red Bull se sont écoulées l’année dernière. Les jeunes sont en première ligne pour en consommer, sans forcément connaître les caractéristiques de ces boissons, leurs effets indésirables potentiels et les risques liés à leur consommation.

Depuis le dernier article sur le sujet publié sur Surf Prevention au moment de la commercialisation en France, une mise à jour s’imposait. La présence de Red Bull dans le milieu du surf est telle que les pratiquants doivent être informés sur ces boissons de manière éclairée et indépendante. Il est en effet très difficile de trouver une information critique sur ces boissons dans les médias destinés aux jeunes sportifs.

Nous nous penchons principalement ici sur le cas du « Red Bull Energy Drink », produit le plus vendu de cette catégorie des boissons énergisantes (à ne pas confondre avec les boisssons énergétiques).

Des champions de surf comme Michel Bourez, Julian Wilson, Jamie O’Brien, Maya Gabeira... portent haut les couleurs de la marque aux taureaux rouges « qui donne des ailes ». A l’occasion de la dernière compétition de surf majeure à Bells Beach, les deux vainqueurs australiens Mick Fanning et Sally Fitzgibbons (photos), sont ressortis de l’eau en brandissant une cannette de Red Bull, devenue un symbole publicitaire de réussite.


Le phénomène retentit sur la pratique du surf amateur, puisque quand le site Australian Surfing Life demande aux surfeurs ce qu’ils prennent avant une session, environ 2 surfeurs sur 10 répondent un energy drink (Red Bull, V ou Mother).

Compte-tenu de l’importance de la consommation de ce genre de boissons par les jeunes, il paraît important de mieux connaître ces produits et les précautions à prendre si on est amené à en consommer.

Le principe actif majeur de ces boissons est la caféine, que l’on retrouve également dans le café, le thé, les colas… Il faut garder en tête que la surconsommation répétée de caféine peut entraîner des troubles anxieux ou des troubles du sommeil, que l’on peut développer une accoutumance, une dépendance à la caféine, ou même s’intoxiquer avec (caféisme) voire en mourir. La consommation d’une boisson caféinée impose avant tout la modération et la prudence chez les personnes à risques (voir ci-dessous).

Selon Red Bull, la consommation de « Red Bull Energy Drink » serait limitée uniquement par sa teneur en caféine. Une canette de 250 ml de Red Bull Energy Drink contient 80 mg de caféine, soit l’équivalent d’un peu plus de 2 tasses de café de 120 ml. La consommation maximum de Red Bull devrait – selon la marque – correspondre à la quantité de café qu’une personne peut absorber. Mais il y a d’autres ingrédients dans ces boissons énergisantes dont on connaît encore mal les propriétés et les interactions* avec la caféine.

Toujours selon Red Bull, la dose maximale de caféine quotidienne serait de 400 mg (300 mg pour une femme enceinte), ce qui paraît déjà très élevé. Les effets de la caféine peuvent se faire sentir à des doses largement inférieures, à partir de 100 mg, et pour certains auteurs la dose maximale quotidienne ne serait que de 200 mg. 50 mg de caféine peuvent suffire chez certaines personnes à déclencher une tachycardie ou une agitation. Tout dépend de la sensibilité individuelle, de l’âge et de l’état du consommateur.

Red Bull rappelle néanmoins que ses produits ne correspondent pas à tous les publics : les enfants étant plus sensibles à la caféine que les adultes, Red Bull ne recommande pas la consommation de Red Bull Energy Drink aux enfants, ni aux individus sensibles à la caféine. Il est important de le préciser car les enfants sont de plus en plus exposés à la consommation d’ « energy drinks » et les pédiatres s’en inquiètent. D’un côté Red Bull « ne recommande pas » sa boisson aux enfants, de l’autre la marque sponsorise des camps d’entraînement pour les jeunes surfeurs

Les boissons « Red Bull Energy Drink » contiennent du sucre en quantité importante (11 grammes de glucose et saccharose par 100 mL). Le fabricant minimise en avançant que certains jus de fruits en contiennent autant, mais à une époque où on essaye de limiter l’épidémie d’obésité chez les jeunes, il faut rappeler que la modération s’impose dans la consommation de boissons aussi sucrées dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

A noter que la version Red Bull Sugar-free contient de l’aspartame, un édulcorant contenu dans les sodas light dont l’innocuité sur la santé n’a toujours pas été établie avec certitude.

En ce qui concerne la taurine et glucuronolactone, Red Bull donne en référence une expertise de l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur la taurine et le glucuronolactone datant de 2009 qui conclut que les principaux ingrédients des boissons énergisantes aux doses du Red Bull seraient « sans danger ». Selon l’IRBMS (Institut Régional du Bien-etre, de la Médecine et du Sport), la taurine présente en quantités importantes dans ces boissons énergisantes pourrait entraîner une hyperexcitabilité neurologique et des troubles du comportement. Les effets de doses importantes de glucuronolactone dans ces boissons sont encore mal connus et invitent à suivre le principe de précaution.

Le Red Bull est-il une boisson d’hydratation du sportif ?

Comme le rappelle la marque sur son site Internet, « Red Bull Energy Drink n’a pas été conçu pour réhydrater« . Elle contient de l’eau en provenance des Alpes certes, mais elle est très pauvre en sodium, indispensable pour une bonne (ré)hydratation pendant ou après l’effort.

Il faut donc s’hydrater préférentiellement avec de l’eau minérale ou des boissons énergétiques avant, pendant et après l’effort sportif.

Les energy drinks ne sont pas adaptés pour s’hydrater avant une session intense.

Le Red Bull permet-il d’augmenter ses performances ?

Dans un fascicule consacré aux effets bénéfiques du Red Bull pour le sport, Red Bull met en avant des études scientifiques qui lui sont favorables. Mais ne vous attendez pas à lire une revue de la littérature exhaustive sur le sujet.

Est notamment citée une étude de l’University of Texas¹ qui a montré une amélioration de la performance d’endurance chez des cyclistes ayant consommé 500 ml de Red Bull Energy Drink, 40 minutes avant un effort d’une heure de course à 70% de la charge maximale, sans augmentation de l’effort ressenti par rapport au groupe placebo.

Une étude espagnole vient de conclure que la consommation de Red Bull sans sucre chez des joueurs de football, à raison de 3mg de caféine par kilo de poids (soit 656 mL pour un joueur de 70 kg) une heure avant l’effort, augmentait leurs capacités à sprinter et à sauter en hauteur.

En faisant une rapide recherche sur PubMed, on trouve d’autres études moins avantageuses pour les energy drinks comme cette étude canadienne chez des étudiantscette étude chez des sprinteuses, ou encore celle-ci qui conclut à l’absence d’améliorations des performances au sprint chez des joueurs de football ayant consommé une boisson énergisante riche en caféine et en taurine (AdvoCare Spark).

Il n’existe pas d’étude publiée sur l’impact de la consommation de boissons énergisantes sur les performances en surf, à notre connaissance.

Pour statuer sur l’impact des boissons énergisantes sur les performances sportives, une méta-analyse d’études à l’échantillon suffisamment large et à la méthodologie irréprochable serait nécessaire, mais une question éthique se pose : peut-on légitimement exposer des personnes – et notamment des jeunes – à ce genre de boissons dans le cadre d’une étude, compte-tenu des effets indésirables potentiels ? Réaliser des études sur l’impact de ces boissons énergisantes sur les performances sportives n’équivaut-il pas à rentrer dans le jeu de ces marques ? Une question préalable paraît essentielle : peut-on conseiller ce type de boissons à de jeunes sportifs ? Si oui, à quelles doses ? C’est aux autorités médicales et scientifiques de répondre à ces questions déontologiques.

Les boissons énergisantes présentent-elles des dangers pour la santé ?

En Australie, des chercheurs se sont penchés² sur les personnes ayant contacté un centre anti-poison après ingurgitation d’une boisson énergisante (mêlée à la consommation d’autres produits pour environ la moitié des cas). 87% des 217 sujets ayant consommé des boissons énergisantes dans un « usage récréatif » ont rapporté des symptômes : palpitations cardiaques, agitation, tremblements, troubles gastro-intestinaux. Ont également été décrits des maux de tête, des douleurs thoraciques, des vertiges, des paresthésies, des troubles du sommeil. 21 patients ont présenté des signes graves d’intoxication au niveau neurologique ou cardiaque incluant des crises d’épilepsie, des arythmies cardiaques ou une ischémie cardiaque. 128 sujets (dont 57 avaient consommé uniquement des energy drinks) ont nécessité une hospitalisation.

Un arrêt cardiaque chez un jeune homme de 28 ans sans antécédent a été décrit après l’ingestion de plusieurs cannettes d’energy drinks (7 cannettes en 7 heures environ) pendant une épreuve de motocross.

Une étudiante de 21 ans est morte en boîte de nuit après avoir consommé plusieurs cannettes de Red Bull et plusieurs vodkas caféinées. La caféine contenue dans ces boissons aurait pu favoriser un trouble du rythme ventriculaire sur un syndrome du QT long non diagnostiqué du vivant de cette jeune fille épileptique. La responsabilité des boissons n’a pas été établie et le légiste a conclu à une « mort naturelle ».

*Une étude de l’University of Arkansas vient de montrer qu’une dose de 250 mL de Red Bull augmentait plus la tension artérielle sur la journée qu’une autre boisson témoin contenant uniquement la même quantité de caféine. Ce qui tendrait à confirmer que d’autres ingrédients des boissons énergisantes potentialisent l’effet de la caféine.

Personnes à risques :

Certaines personnes doivent rester extrêmement prudentes avec ce genre de boissons et s’abstenir d’en consommer : c’est le cas des enfants³, des femmes enceintes, des personnes épileptiques, des personnes présentant une malformation cardiaque, des troubles du rythme comme un syndrome de Wolff-Parkinson-White, des facteurs de risques cardio-vasculaires (risques de mort subite), des diabétiques, des personnes présentant des troubles psychiatriques ou une fragilité psychologique…

La consommation de boisson énergisante est à proscrire en cas de poly-consommation d’alcool et /ou de drogues.

Au moindre doute, demandez conseil à votre médecin.

Les boissons énergisantes et l’alcool :

La crainte exprimée par certains spécialistes de la nutrition est que les nouveaux arômes proposés par Red Bull ne servent à réaliser de nouveaux cocktails chez les jeunes.

Red Bull ne déconseille pas les mélanges de ses boissons avec de l’alcool, tout en invitant à la modération en ce qui concerne les boissons alcoolisées.

Une étude avait pourtant montré que le mélange alcool-energy drink diminuait la sensation d’ébriété et augmentait les conduites à risque comme la prise du volant sous l’empire alcoolique.

Note de Surf Prevention : les symptômes liés à l’alcoolisation sont des signes qui indiquent que l’on a trop bu. Masqués par une boisson énergisante, ces signaux d’alerte peuvent passer inaperçu et conduire le fêtard à poursuivre sa consommation au-delà du raisonnable.

– Boissons énergisantes, dopage et conduites dopantes :

Le Red Bull ne peut plus être considéré comme une boisson dopante depuis que la WADA (Agence Mondiale Anti-Dopage) a retiré la caféine de la liste des substances dopantes en 2004. Mais la consommation de telles boissons énergisantes s’inscrit dans le cadre de conduites dopantes : on recherche un moyen artificiel d’augmenter ses capacités physiologiques. Ce n’est pas du tout la même démarche que celle de consommer un produit pour survenir à ses besoins naturels et utiliser au mieux ses capacités, sans chercher à les booster artificiellement.

Plus que le produit en lui-même, c’est la communication autour de ces boissons énergisantes qui interpelle  : on propose ni plus ni moins au consommateur de prendre ces boissons pour augmenter ses capacités (on peut d’ailleurs lire sur les cannettes de Red Bull l’allégation santé « vivifie le corps et l’esprit ») et « tenir » : « pour le sport » mais aussi « au travail », « pendant les cours et les études », « pour sortir – jour et nuit » (!), pour jouer aux jeux vidéos et même pour rester éveillé sur la route… Le fabricant propose de boire un Red Bull avant, je cite, « que vos paupières ne deviennent lourdes« … Même si une étude avance l’efficacité du Red Bull sur les performances à la conduite automobile sur autoroute, ce discours ne lasse pas de surprendre. Quand vous ressentez de la fatigue au volant, le premier réflexe à avoir est de faire une escale au plus vite pour dormir. Faut-il rappeler que la somnolence est un facteur majeur de mortalité sur autoroute et que sa meilleure prévention reste le sommeil ?

Après une dure journée ou une longue soirée, la fatigue est le signal pour aller se coucher. La consommation d’excitants n’est pas la solution. Si la consommation d’une boisson caféinée peut se concevoir pour « tenir » quand on ne peut pas faire autrement, celle-ci doit rester exceptionnelle et ne pas devenir un réflexe quotidien pour repousser toujours plus loin les limites de la fatigue imposées par son organisme, si on ne veut pas le détraquer durablement.

 

Conclusion :

Les mises en garde du corps médical sont à peine audibles au milieu des allégations rassurantes des marques et de leur puissance marketing. C’est aux autorités de santé, aux instituts de prévention et aux fédérations sportives de s’emparer de ce dossier et de faire la part des choses pour mieux informer et encadrer la consommation de boissons énergisantes.

Une meilleure sensibilisation des jeunes sportifs paraît indispensable pour prévenir les effets indésirables liés à une consommation inadaptée de telles boissons. L’information doit se faire en priorité en direction des athlètes, des parents, des entraîneurs, des médecins…

Plus de recul et de nouvelles études approfondies sont encore nécessaires pour préciser les effets de telles boissons, et notamment les effets à long terme d’une consommation régulière.

Ce type de boisson ne devrait pas se boire comme du petit-lait et les mises en garde devraient être plus explicites pour limiter les risques liés à une surconsommation ou à des mélanges avec l’alcool. Les personnes à risques devraient être prioritairement ciblées par des campagnes de sensibilisation.

Ces boissons énergisantes ne peuvent pas suffire à l’hydratation correcte d’un sportif. Les professionnels s’accordent également pour dire qu’elles n’ont pas non plus un grand intérêt nutritionnel. Quel intérêt de consommer ce type de boisson vous demanderez-vous ? A part peut-être celui de ressembler à son champion de surf favori…

La consommation d’une boisson devrait se faire avant tout pour satisfaire ses besoins physiologiques et pour le plaisir, et non pour modifier artificiellement le fonctionnement de son organisme.

Surf Prevention ne déclare pas de conflit d’intérêts dans la rédaction de cet article.

Lire aussi : que faut-il penser des boissons énergisantes ?

Références :

Vous trouverez la plupart des études de référence en cliquant sur les liens hypertexte.

http://www.irbms.com/boissons-energisantes/

1 Ivy J.L., Kammer L., Ding Z., Wang B., Bernard J.R., Liao Y.H., Hwang J., Cycling time trial performance improved by ingestion of a caffeine energy drink. International Journal of Sports Nutrition and Exercise Metabolism 2009; 19: 61-78.

2 Naren Gunja and Jared A Brown. Energy drinks: health risks and toxicity. Med J Aust 2012; 196 (1): 46-49.

3 Sara M. Seifert, Judith L. Schaechter, Eugene R. Hershorin and Steven E. Lipshultz. Health Effects of Energy Drinks on Children, Adolescents, and Young Adults. DOI: 10.1542/peds.2009-3592. Pediatrics published online Feb 14,2011.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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23 Commentaires

  1. Les malaises cardiaques et les crises d'épilepsie sont les premières causes médicales de noyades chez les surfeurs (hors noyades accidentelles ou post-traumatiques). Tout ce qui est de nature à augmenter le risque de faire un malaise dans l'eau devrait être proscrit.

    Or, différents cas et études ont lié la consommation de boissons énergisantes à la survenue de trouble du rythme cardiaque, de syndrome coronarien aigu (angor, infarctus du myocarde) ou de crise d'épilepsie.

    Les surfeurs épileptiques ou cardiaques doivent s'abstenir de consommer ce type de boissons avant une session de surf.

    Pour les autres, la plus grande prudence s'impose, notamment en cas de session intense ou stressante (série de compétition, gros surf…).

    • Surf Prevention déconseille la consommation d'energy drinks avant une session de surf.

    • mamar Galfout dit :

      Tout le monde se cache derriere le principe de precaution.. Un principe purement pecunier et hypocryte.
      Le taux de crise cardiaque chez les ados à explosé au Canada depuis l’arrivé de ce poisson. Ces produits chimiques ne devraient pas se vendre. Quand arreterons nous de vendre notre ame pour du papier?

  2. co.ko dit :

    J'ai découvert le red bull il y a + de 16 ans pendant un voyage en espagne… à cette époque il était introuvable et même interdit en France (on me l'avait confisqué à la douane)..on l'a découvert "sous le manteau" dans quelques bars du pays basque bien plus tard…sa couleur était rouge (maintenant à peine jaune) et les effets me paraissaient bien plus fort qu'aujourd'hui : qui pense comme moi que la composition a été "allégé" pour pouvoir se vendre partout comme on le voit maintenant?

  3. Ben dit :

    Cet article est très intéressant, la question de la potentielle dangerosité de ces boissons est une question que je me suis souvent posé sans avoir de réponse claire, exhaustive et objective. Je tenais a vous féliciter pour le sérieux de l'article. C'est pas tous les jours que je lis un article parlant a la fois de surf et de médecine avec sérieux, rigueur scientifique et connaissance surfistique.
    (Je suis surfeur depuis plus de 15ans et actuellement en 6eme année de medecine donc je suis sensible a ces sujets)
    Bravo pour votre implication en terme de Santé publique auprès des surfeurs!

    Benjamin Elharrar

  4. Gael dit :

    Bonjour,
    dommage de faire de la pub en sitant cette marque qui est déjà sur médiatisée!
    Par ailleurs, il existe des recommandations claires: la conso est dangereuse au deçu de 2 cannettes par jour, pourquoi ne pas les citer:
    Avis relatif à l'évaluation de l'adjonction de substances autres qu'additifs technologiques dans une boisson présentée comme «énergisante» contenant de la taurine, de la D-glucuronolactone, de l’inositol, et des vitamines : B2, B3, B5, B6 et B12 (PDF – Janvier 2006)
    ou en passant par: http://www.anses.fr/Documents/NUT2005sa0111.pdf

    Bon surf!
    Dr Gaël

    • drakkars dit :

      Oui cette boisson est sur-médiatisée, mais si on laisse seulement les publicitaires et les fabricants s'exprimer, comment faire pour en contrer le poids médiatique ????
      Il faut donc que des articles critiques comme celui-ci soient largement diffusés et commentés afin de créer un contre-feu médiatique à la propagande des fabricants ….

  5. nicoarcangues dit :

    Je suis chauffeur de car et lors d'un long voyage de nuit en direction de Budapest j'ai acheté du RD pour luter contre la fatigue.Comme je suis sérieux normalement j' ai pas de gros coup de fatigue mais je me suis envoyé 3 canettes pour tester .Résultat une put… de crise d' hémorroïdes pendant 2 jours .

  6. Nous assistons aujourd'hui à une grande hypocrisie généralisée orchestrée par les multinationales de la boisson énergisante et cautionnée par les fédérations sportives mondiales, dont le surf.

    Je m'explique. Qui pense aujourd'hui que ce genre de boisson est une boisson pour le sport ? On pourrait penser que personne ne le pense réellement et pourtant, la réponse n'est pas si tranchée.

    Tout d'abord, Red Bull, Monster, etc, sont appelées des boissons énergisantes. Une appellation qui prête à confusion lorsque l'on sait que les boissons destinées aux sportifs sont appelées des boissons énergétiques. Si bien que même les journalistes sportifs se trompent. Une faute lourde de sens car en une syllabe les boissons -isantes sont devenues -étiques. Il faudrait plutôt les appeler « boissons excitantes ».

    Seconde confusion : énergisante. Elles donnent de l 'énergie. Un peu comme le Nutella. Un gamin a besoin d'énergie, un ado a besoin d'énergie, un sportif a besoin d'énergie alors quoi de mieux qu'une boisson énergi-sante ?

    Pourtant il existe une « mauvaise » énergie. Si on va par là de nombreuses drogues sont dopantes et donnent de l'énergie.

    Les boissons de ce type jouent donc sur cette première confusion et souhaitent justement se faire passer pour énergétiques. Pour cela, elle ont trouvé une oreille attentive chez les fédérations sportives, les sports dits extrêmes au premier plan. En associant le sport à ces boissons, les fédérations et leurs sportifs leur donnent caution. Un pont d'or (acheté plusieurs millions de dollars) qui leur permet de se faire passer pour énergétiques sans même le dire. Mick FANNING en personne brandit la boisson après sa série. Il vient de surfer comme un dieu et boit cette boisson. Du coup les consommateurs les plus faibles (dont les jeunes) vont vouloir faire la même chose. Tout çà, j'insiste, est cautionné par les fédérations sportives. Celles qui sont censées protéger les pratiquants, promouvoir la santé, lutter contre l'obésité et la malbouffe. Et pour le surf, protéger l'environnement (plus que la formule 1 en tout cas).

    Pourtant on voit des surfeurs rouler en 4×4 démesurés, boire de l'alcool à outrance et sortir de l'eau en brandissant une canette d'une boisson chimique dont la composition est douteuse.

    Chacun est libre d'agir comme bon lui semble en privé, mais la plupart des sportifs de haut niveau ont oublié qu'ils ont un devoir moral et un rôle important à jouer dans l'éducation des jeunes. Soit ils n'en sont pas conscients, soit il se satisfont tout simplement des dollars facilement gagnés pour devenir les ambassadeurs de marques dont les philosophies sont à des années lumières du aloha spirit.

    ps : les boissons énergisantes sponsorisent également les fêtes (que beaucoup considèrent comme des beuveries organisées). Pampelune et peut être Bayonne… Comme on dit, après le sport, le réconfort…

  7. de Blic dit :

    Tu as oublié de précisé que sans le sponsor de marque comme red bull beaucoup de sport extrèm ne connaitrait pas le haut niveau en effet seulement red bull ou monster energy sponsorise un nombre très important rider/pilotes pour leur permettre de s'entrainer toute l'année 😉 c'est sur quand dans le surf qui est plutôt médiatisé il y aurait d'autre solution mais dans d'autres sport comme le parapente acrobatique (ou autres sports méconnus) red bull est presque vitale pour un grand nombre de pilote professionnel et leur permet de s'entrainer grâce au contrat qu'ils offre, c'est sur qu'il ne faut pas espérer. Et je suis cependant d'accord que la sur médiatisation de red bull peut avoir un effet néfaste sur les jeunes sportifs mais je pense que la plupart ne se fait que très peu d'illusion sur son influence dans leur capacité physique. Mais il ne faut pas non plus abusé en enterrant ces marques qui permettent à de nombreux sport de survivre car combien d'évènement de coupe du monde ou de compétition nationnals sont organisés par red bull ? Une grande majorité et sans red bull ou monster energy beaucoup de sport perdraient une large majorité de leurs compétitions et de leurs pratiquants de haut niveau, et rappelons que c'est principalement ces compétitions qui (en France)font que l'état "s'investit" dans un sport.

    • Steph dit :

      "le parapente acrobatique (ou autres sports méconnus)"

      Je ne crois pas qu'il existe un droit à la notoriété pour les sports méconnus, ni un droit au professionnalisme pour ceux qui les pratiquent! Si le parapente acrobatique est un sport confidentiel, cela tient peut être à ce qu'il n'intéresse pas grand monde, ou qu'il est tellement élitiste qu'il n'attire ni les médias, ni les spectateurs. Les marques ne sponsorisent pas les "sports méconnus" parce qu'elles les apprécient, mais parce qu'elles y voient un avantage en terme d'image.
      Si un sport ne survit que sous la perfusion financière d'une marque, il faut se demander en quoi ce sport mérite sa survie!
      On ne peut pas accepter n'importe quoi au nom de la survie du plongeon acrobatique ou du saut en parachute depuis l'espace!
      En fait, l'inverse me paraît plus probable. Ces sports n'existent pas en tant que sports de compétition et de pratiquants en nombre suffisants, mais l'image quils véhiculent satisfait la marque en question, qui du coup en fait la promotion, au grand plaisir de la poignée de professionnels qui en profitent pendant quelques années…Le must est atteint avec la voltige aérienne: magnifique activité en elle même, pratiquée essentiellement par des nantis (j'en sais quelque chose) ou d'anciens militaires pas fauchés, dans une indifférence publique manifeste (et méritée, ca va 5 mn, vu du sol), qui concerne une vingtaine d'individus dans le monde, coûte une fortune, et est passée d'une discipline sportive avec des intérêts techniques et sportifs à un grand show hors de prix pour vanter les mérites de la boisson en question. La voltige aérienne existait bien avant redebule, et n'en avait pas besoin. Mais redebule avait besoin de la voltige, et n'a pas eu à persuader les quelques pilotes confirmés que plus de pognon sur leur compte ne leur ferait pas de mal.

      Je n'irais pas défendre redebule du fait qu'il pérennise une telle hypocrisie générale.

  8. Zion dit :

    La lutte à déjà commencé!!! http://www.wedrinkwater.com/about

  9. Les boissons énergisantes abîmeraient l'émail des dents dès cinq jours de consommation d'affilée, selon une étude américaine.
    Si on connaissait déjà les effets néfastes du sucre sur les dents, une nouvelle étude publiée dans la revue dentaire General Dentistry vient de montrer que l'acide contenu dans les boissons énergétiques pouvait également causer des dégâts irréversibles sur l'émail. Selon des chercheurs de l'université de l'Illinois aux États-Unis, ces produits destinés à donner un regain d'énergie appréciés des jeunes consommateurs commencent à ronger les dents après seulement cinq jours de consommation continue, favorisent le développement de caries et rendent les dents hypersensibles aux changements de température.

    Pour établir ce constat, le Dr Jain et ses collègues ont analysé l'acidité et le fluor de treize boissons énergétiques pour sportifs et neuf boissons énergisantes, type Red Bull. En sachant que leur pH est acide et se situe entre trois et quatre (la neutralité est à sept), les dentistes ont immergé des prélèvements d'émail de dents dans chaque boisson pendant 15 minutes. Ils ont ensuite plongé ces échantillons pendant deux heures dans de la salive artificielle, dont la fonction naturelle est de réduire le taux d'acidité dans la bouche. Cette opération a été répétée quatre fois par jour pendant cinq jours. Si les conditions de cette expérience ne reflètent pas exactement la consommation réelle de ces boissons, les scientifiques ont toutefois observé une dégradation progressive et croissante de l'émail et ont aussi remarqué que les boissons énergisantes causaient deux fois plus de dégâts que celles destinées aux sportifs.

    «Les bactéries transforment le sucre en acide et c'est cet acide qui endommage l'émail, pas le sucre directement, explique le Dr David Katz, directeur du Centre de recherche et de prévention à l'université de Yale. Donc, en ingérant une quantité élevée d'acide, le consommateur accélère l'apparition des caries», ajoute-t-il.

    Environ 30 à 50% des adolescents américains utilisent des boissons énergisantes et jusqu'à 62% d'entre eux en boivent au moins une fois par jour. «Persuadés que ces boissons sont «meilleures pour la santé» que les sodas, les jeunes adultes pensent qu'ils vont pouvoir améliorer leur performance sportive», déclare le Dr Poonam Jain, principal auteur de l'étude et directeur du programme de prévention dentaire à l'université de l'Illinois. «Finalement, la plupart des patients sont choqués d'apprendre que consommer ce genre de boisson revient à se faire un bain de bouche à l'acide», commente le dentiste.

    Cette étude ne surprend pas le Dr Philippe Rocher, président de la Commission des dispositifs médicaux de l'Association dentaire française. «On a les mêmes problèmes avec les sodas qui sont aussi très acides», signale le dentiste. Il recommande de limiter la consommation de ces boissons, de mâcher des chewing-gums sans sucre et de se rincer la bouche à l'eau claire après. En effet, «ces deux techniques combinées permettent d'augmenter le flux de salive et font baisser le niveau d'acidité de la bouche», explique-t-il. Enfin, il conseille de ne pas se brosser les dents dans l'heure qui suit la consommation de ces boissons, «sinon l'acidité va se répandre à la surface des dents et augmenter l'érosion de l'émail».

    Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/07/18129-boissons-energisantes-bain-bouche-lacide

  10. steph dit :

    "puisque quand le site Australian Surfing Life demande aux surfeurs ce qu’ils prennent avant une session, environ 2 surfeurs sur 10 répondent un energy drink"

    Mmmh, et les autres, ils ont répondu qu'ils prenaient quoi?

  11. donfil dit :

    On dit que diverse personnes sont mortes "à cause du Red Bull", ce qui me fait doucement rire.

    Il apparait comme évident qu'une personne qui boit 5 ou 6 cannettes de Red Bull en une journée s'expose à des risques ! Une personne qui boit 10 cafés s'expose au même risque ! Une personne qui boit une bouteille de Whisky s'expose également aux même risques.

    Je pense tout simplement que les gens doivent être responsable face a ce genre de boissons. Red Bull ne fera pas de gens normaux des super-héros. C'est juste un produit qui aide en période d'effort : psychique, sportif, mais aussi besoin de concentration plus long. Un joueur de foot ne deviendra pas Zidane en buvant 10 cannettes de Red Bull, et un surfeur n'aura pas forcement le talent de Naish avec ce type de boisson. C'est conçu pour pouvoir aider a la récupération, ainsi qu'augmenter les capacité d'energie en periode intense.

    De plus on parle de mort etc. Sur 4 milliards de cannettes vendus on dénombre combien de mort? Le ratio me semble plus que correct, voir bien inférieur a des biens largement plus consommés. Mettez une voiture entre les mains de quelqu'un, et s'il ne joue pas au con, tout ira bien pour lui. Les boissons énergisantes sont pour moi la meme chose.

    Le consommateur doit voir ce produit de façon raisonnable!Ce produit existe depuis 25 ans en Autriche, avec un taux de consommation par an par habitants d'environ 22 canettes/an/habitant. (2/an/habitant en France)

    "La consommation d’une boisson devrait se faire avant tout pour satisfaire ses besoins physiologiques et pour le plaisir, et non pour modifier artificiellement le fonctionnement de son organisme."
    Votre dernière phrase résume tout à fait ma pensée. On prend un dolipranne quand on a mal à la tête. Pas quand on est pleine forme! Il semblerait alors évident de dire que le produit ne marche pas 🙂

    De plus pour revenir sur le point de l'hydratation, Red Bull n'est absolument pas hydratant (bien que le principal composant soit de l'eau). De nombreux courreurs boivent le Red Bull coupé a l'eau afin de béneficier des effet du produit, tout en continuant leur phase d'hydration.

    Je suis également d'accord avec votre conclusion : le consommateur manque d'éducation. Par éducation j'entends compréhension du produit. Ce produit est nouveau en France, et le consommateur doit comprendre que cela ne se boit pas comme un jus de raison ou de l'eau. Et je pense que l'implication de Red Bull dans les milieux du sports et de la culture (on semble trop souvent l'oublier, mais Red Bull oeuvre énormément dans le domaine de la musique, de la danse, de l'art par exemple), va dans ce sens. Bien sur que le but final reste de vendre des canettes, personne ne peut le nier.

    Rien d'agressif dans mon mesage, au contraire je pense juste que comme face a n'importe quel produit, le consommateur se doit d'être responsable, et avertit.

    • DrGonzo dit :

      Soit le consommateur devrait être avertit et responsable, ce n'est pas un raison pour que le marketing ne puisse vendre n'importe quoi n'importe comment.
      Mettre des cannettes fortement dosées en excitant dans les mains des gosses en leur expliquant que c'est avec ça qu'on devient plus fort c'est vraiment n'importe quoi.

      Sans offense, mais visiblement ce marketing mensonger s'est déjà insinué dans de nombreux esprits. Comment peux tu dire cela:
      "C’est conçu pour pouvoir aider a la récupération, ainsi qu’augmenter les capacité d’energie en periode intense."
      ?
      J'ai loupé quelque chose, on parle bien du Red Bull là?
      En quoi ça aiderait à la récupération?
      C'est un concentré d'excitant et de sucre surtout non?
      D'autres boissons effectivement conçues pour les sportifs peuvent s'attribuer ces propriétés mais le Red Bull n'en fait surement pas partie.
      Et c'est la que ça fâche justement, il ne faut pas confondre. Le reste de ton propos va d'ailleurs en partie dans ce sens.

      Concernant les performances, c'est vraiment très relatif à mon avis:
      si un peu d'excitant peut réveiller et permettre de se mobiliser, trop d'excitant va bien souvent nous rendre "speed" et donner une impression de boost qui au final ne résulte pas en performances forcément meilleures, on peut même y perdre sur certain plan, par exemple en précision dans certains sports. Evidemment chacun est différent.
      En tout cas ce boisson chimique ne devrait pas être considérée comme un boisson pour sportif et beaucoup plus clairement annoncé comme un excitant avec des effets notoires comme le son les médicaments.

  12. Vive la banane! dit :

    Une étude menée sur des cyclistes montre que les apports en glucides de la banane équivaudraient à ceux d'un energy drink. Selon la revue scientifique PLoS ONE, citée par la presse nationale (l'Express et le Figaro), pendant un effort, les apports de la banane (6% de glucides) sont comparables à ceux d'une boisson énergétique. La seule différence réside dans la sensation de satiété liée à ce fruit.
    http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.13

  13. Deux nouveaux décès par crises cardiaques en lien avec la consommation de boissons énergisantes ont été signalés aux autorités sanitaires, a indiqué aujourd'hui l'agence de sécurité sanitaire pour l'alimentation (Anses). "Des investigations sont en cours" pour affiner l'analyse de ces cas, note l'agence sanitaire "Un décès avait déjà été auparavant signalé", précise l'Anses.

    L'agence nationale de Sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses) fait état de "plusieurs cas" d'effets indésirables rapportés "notamment lors de la consommation de ces boissons en association avec de l'alcool". Le terme de "boisson énergisante" n'est pas encadré réglementairement, rappelle-t-elle. Il recouvre des boissons supposées "mobiliser l'énergie" en stimulant le système nerveux et contenant généralement des ingrédients supposés "stimulants" tels que taurine, caféine, guarana, ginseng ou vitamines…".

    Des investigations sont en cours.

    La surveillance de ces boissons instituée en 2008 avait permis de recenser parmi 24 cas rapportés, treize pour lesquels "un lien de causalité possible ou probable a pu être établi". Les effets rapportés sont d'ordre cardiaque (trouble du rythme : tachycardie), neurologique (crises d'épilepsie,tremblements, vertiges…), psychiatrique (angoisses, agitation, confusion). Par ailleurs, "trois cas d'accidents vasculaires cérébraux et deux cas d'arrêt cardiaque – dont un mortel – ont été signalés pour lesquels le lien avec la consommation de boisson énergisante n'a pu être clairement établi", indique l'Anses dans un communiqué.

    Le relais de cette surveillance, assurée auparavant par l'InVS (institut de veille sanitaire) a été pris en 2009 par l'Anses, chargée de la "nutrivigilance". Six nouveaux cas ont été signalés dans ce cadre. "Tous concernent des personnes de moins de 50 ans (quatre d'entre eux ont moins de 30 ans). Cinq d'entre eux ont consommé des boissons énergisantes en association avec de l'alcool dans un contexte festif".

    "Les effets indésirables déclarés sont également d'ordre cardiologique (crises cardiaques mortelles), neurologique (crise d'épilepsie, coma, désorientation temporo-spatiale) et psychiatrique (troubles du comportement)". Une atteinte rénale a également été constatée (insuffisance rénale aiguë). "Des investigations sont en cours pour permettre d'affiner l'analyse de ces cas", précise l'agence sanitaire qui demande aux professionnels de santé de signaler tous les cas d'effets indésirables qui viendraient à leur connaissance.

    Source AFP

  14. Communiqué de l'ANSES appellant les professionnels de santé à lui transmettre les effets indésirables qui seraient portés à leur connaissance.

    La question de la sécurité des boissons énergisantes est suivie par l'Anses depuis de nombreuses années. L'Agence recueille, à ce titre, dans le cadre du dispositif de nutrivigilance les effets indésirables suspectés d'être liés à la consommation de ces produits. Récemment plusieurs cas ont ainsi été rapportés à l'Anses, notamment lors de consommation de ces boissons en association avec de l'alcool. L'Agence invite les particuliers qui, suite à la consommation de ces boissons, auraient ressenti des effets indésirables à se rapprocher de professionnels de santé pour que ceux-ci transmettent à l'Anses – via le dispositif de nutrivigilance – les cas qui seraient portés à leur connaissance.

    Le terme « boissons énergisantes » n'est pas encadré réglementairement. Il regroupe des boissons censées "mobiliser l'énergie" en stimulant le système nerveux et contenant généralement des ingrédients supposés « stimulants » tels que taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines…

    Saisie à plusieurs reprises dans le passé pour évaluer l'innocuité et l'intérêt nutritionnel de l'une de ces boissons, l'Agence a attiré l'attention sur le fait que certains modes de consommation courants de ces boissons (activité sportive, consommation en mélange avec de l'alcool) pourraient être associés à des risques cardio-vasculaires lors d'exercices physiques intenses et de perception amoindrie des effets liés à l'alcool.

    Des travaux actuellement menés par l'Agence et à publier à l'automne prochain, montrent à la fois que la consommation de ces produits en lien avec une activité sportive est en augmentation et que 27 % des consommateurs de moins de 35 ans associent, au moins de temps en temps, ces produits à de l'alcool.

    Par ailleurs, dans le cadre de son dispositif de nutrivigilance (voir Pour en savoir plus), l'Agence a récemment reçu plusieurs signalements d'effets indésirables suspectés d'être liés à la consommation de boissons énergisantes, dont deux cas mortels.

    Pour explorer plus précisément les éventuels risques liés à la consommation de boissons énergisantes (notamment en lien avec la consommation d'alcool ou la pratique d'une activité sportive), l'Agence invite les consommateurs à faire part à un professionnel de santé de tout effet indésirable suspecté d'être lié à la consommation de boissons énergisantes. L'Agence appelle les professionnels de santé à lui communiquer les cas qui seraient portés à leur connaissance via le formulaire de nutrivigilance disponible à l'adresse http://www.ansespro.fr/nutrivigilance/.

    Plus généralement, l'Anses rappelle que ces boissons sont réservées à l'adulte et déconseillées aux femmes enceintes, et qu'elles doivent être consommées avec modération et que contrairement aux boissons énergétiques, la consommation de boissons énergisantes n'est pas adaptée à la pratique d'une activité physique intense.

  15. Marisol Touraine demande à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de renforcer sa vigilance.

    Depuis 2009, dans le cadre de son dispositif de nutrivigilance, l’ANSES suit et recueille en effet les effets indésirables suspectés d’être liés à la consommation de ces boissons, qui contiennent généralement des ingrédients « stimulants » tels que taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines, etc.

    Certains modes de consommation courants de ces boissons (activité sportive, consommation en mélange avec de l’alcool) pourraient être associés à des risques cardio-vasculaires, lors d’exercices physiques intenses et de perception amoindrie des effets liés à l’alcool.

    Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, a demandé à l’Anses de renforcer sa vigilance sur toutes les boissons dites « énergisantes ».

    Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé recommande en outre de suivre les précautions suivantes :

    – Ces boissons doivent être réservées aux adultes et sont déconseillées aux femmes enceintes et aux sportifs.

    – Ces boissons doivent être consommées avec modération ; il est conseillé de ne pas dépasser les doses mentionnées, le cas échéant, sur les étiquettes. La consommation de boissons contenant l’association de caféine, taurine et glucurunolactone à des doses élevées ne doit dépasser plus de 125 ml par jour, soit, la contenance d’une demi-cannette standard (250 ml).

    – Ces boissons contenant des ingrédients pouvant entraîner une hyperexcitabilité, une irritabilité, une nervosité et une augmentation de l’anxiété, ne doivent pas être associées à des boissons alcoolisées, substances ou des médicaments ayant une action sur le système nerveux central ou des effets neurologiques.

    http://www.sante.gouv.fr/boissons-energisantes-marisol-touraine-demande-a-l-agence-nationale-de-securite-sanitaire-de-renforcer-sa-vigilance.html

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