Depuis 5 ans que Surf-Prevention.com a été lancé, le surf sur la Web a beaucoup évolué. Internet est maintenant passé à l’ère de l’infomobilité*. Internet n’est plus seulement accessible depuis notre PC à la maison, mais il nous accompagne partout, que ce soit sur notre smartphone ou de plus en plus sur les tablettes tactiles.

Vous pouvez par exemple vous connecter en quelques secondes sur l’application Surf Prevention V1.0 sur une tablette Surface à la plage. En attendant la bonne marée, vous pouvez simultanément checker les derniers articles du blog, suivre l’évolution des prévisions de Windguru, tout en ayant accès à votre boîte mail, Facebook, Twitter, etc.

Pour découvrir les nouvelles possibilités offertes par ces tablettes, Surf Prevention vous fait gagner une tablette SURFACE ce week-end. Pour cela, il vous faut répondre dans les commentaires de l’article à la question suivante:

« Comment Internet a-t-il changé notre perception du Surf ? »

Vous répondrez de manière construite, argumentée (et avec le moins de fautes d’orthographe possible) en développant ce qu’Internet a apporté de positif au surf, mais aussi les aspects négatifs. Vous vous appuierez sur des exemples (sites, blogs ou forums surf, surf reports, webcams en direct, live webcast…)

La meilleure réponse sera publiée sur le Blog et son auteur se verra donc offrir une tablette Surface Windows RT 32 GO d’une valeur de 489 €.

N’oubliez pas de laisser une adresse e-mail valide avec votre commentaire, et de nous envoyer un mail avec vos nom, prénom et adresse postale pour que nous puissions vous recontacter et vous envoyer la tablette. Le gagnant sera désigné ce dimanche 3 février 2013 à 20 heures.

Surface permet d’avoir un accès rapide et entièrement personnalisable à un écran d’accueil mis à jour en temps réel avec des vignettes dynamiques de vos sites préférés, applications du Windows Store, vos photos, vidéos et autres fichiers sur SkyDrive. Elle est fournie avec le système d’exploitation Windows RT et Microsoft Office Famille et Étudiant 2013 RT Preview¹ comprenant Word, PowerPoint, Excel, et OneNote. Elle a une autonomie de 8 heures environ.  Les données sont protégées par Windows Defender. Surface est notamment équipée de 2 LifeCams HD frontale et arrière 720 pixels, 2 micros, un port USB 2.0, un emplacement microSDXC, une prise pour casque, une sortie vidéo HD, un capteur de lumière ambiante, un accéléromètre, une boussole, un gyroscope… En savoir plus sur les caractéristiques de la tablette Surface.

Photos Fred De Bailliencourt

*l’infomobilité est un concept cher à notre ami et collaborateur Joël de Rosnay.

A propos de l'auteur :

Surf Prevention est le site sur le Surf, la Sécurité, la Santé et l'Environnement.

 

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36 Commentaires

  1. alecsandre dit :

    Tous les matin je check les conditions de mon spot préféré.
    Tous les matins en prenant mon petit dej je regarde les dernières vidéos des riders les plus stylés de la planète.
    Tous les matins je lache mon ordi et m’équipe… doudoune et bottes pour une session metro parisien…

  2. Diagonales dit :

    Je n’ai pas la possibilité de surfer regulierement alors pour moi internet c’est l’occasion de visualiser de belles videos (et helas aussi de voir des vidéos qui en plus d’etre inutiles peuvent s’averer dangereuses car les gens postent parfois n’importe quoi le bon comme le meilleur). Internet a permis aussi de se renseigner plus facilement, les informations sont disponibles (a nous de choisir les sites là aussi). Ensuite pour le metreiel c’est super, on a pas besoin de courir de partout. Et surtout regarder en replay de belles compétitions 😉
    Bref internet a vraiment du bon (j’aurais beaucoup de mal a m’en passer) mais il faut rester critique 😉 et faire attention aux plus jeunes….

  3. erwan dit :

    Le partage…

  4. Léo dit :

    Avant internet il était rare que des personnes ne résidant pas sur un littoral puisse voir la pratique de ce sport. Aujourd’hui avec internet on peut accéder à toutes les vidéos de surf et sports de glisse en général. C’est aussi selon moi internet (grâce a la diffusion de vidéos de riders, des événements de surf, de la publicité…) qui a amplement participé à l’explosion du nombre de surfeurs ces dernières années. Partout, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur youtube ou autres page web, on accède facilement aux vidéos, prévisions des conditions de surf sur tel ou tel spot… site de vente, conseils sur les blogs etc..
    Exemple des vidéos, https://blog.surf-prevention.com/2013/01/27/surf-trip-kamchatka/ on découvre de nouvelles destination de surf, de nouveaux genre de pratique de ce sport (surf dans les Grands Lacs aux Etats-Unis et au Canada).

    Mais encore, internet participe en quelque sorte à préserver l’essence même du surf : la glisse pure. Exemple de Kepa Acero pour qui la compétition importe peu, il ne recherche que des moments de glisse pure, dans des endroits insolites et extraordinaires. cf sa vidéo ou il recherche une vague vierge dans je ne sais plus quelle région du monde, ou celle-ci http://image.surf-prevention.com/surf-videos/kepa-acero-les-pingouins/ ou l’on retrouve le surfeur en parfaite cohabitation avec la nature, loin des gros events et compétitions. C’est pour moi l’un des surfeurs avec un des esprit et « mode de vie » le plus cool !

    Internet a aussi permis de sensibiliser la communauté des surfeurs concernant l’impact de la pratique de ce sport sur l’environnement avec la diffusion de campagnes de lutte contre l’environnement, l’implication de certains riders très connus dans celles-ci..

    Bref, internet comme dans la plupart des domaines, influencé et changé la perception, l’idée qu’on pouvait auparavant se faire de ce sport !

    Bon ride à tous !

  5. Albert dit :

    Pour débuter nous allons voir les points positifs que a internet dans le surf .
    Tous d’abord , juste pour les prévisions , pouvoir prendre son téléphone, ou son ordinateur aller sur «  surf report » regarder les conditions et savoir si il est « utile » d’aller à la plage, it’s amazing ! ( Merci pour la planète ! pour le non gaspillage de l’essence et pour la pollution pour ce qui n’habite pas tous près de la plage )
    Ensuite pour les différents spots , ou on désire aller surfé, savoir si c’est un spot dangereux , en avoir l’avis des autres surfeurs , comment si rendre, et comment « l’abordé » , c’est vraiment très pratique.
    De plus grâce aux sites internet et aux blogs comme surf préventions , on peut suivre l’actualité dans le monde du surf, les championnats, les différents exploits de nos surfeur préféré, mais aussi pour notre sécurité, comment s’échauffer correctement pour éviter de se blesser et bien d’autre renseignements… ect
    Ensuite pleins de forums comme « Surf4All » permet aux surfeurs de se rencontrer discuter de différents sujets comme : le matos , comment passer certaines figures, quel spots aller surfer… etc

    Malheureusement internet n’a pas que des points positifs.
    Pour commencer internet donne beaucoup d’informations mais parfois elles ne sont pas tous a fait juste voir a coté de la plaque…
    La toile peut également mettre en danger des personnes désirantes apprendre le surf , en leurs « expliquant » les bases, avec des articles mais aussi quand t-ils regardent des vidéos en se disant « bo c’est trop facile , ou c’est bon je sais faire du snow je serais surfer , FAUX ! » Suite logique : ces personnes loue voir achètent une planches ( souvent même pas adapté, ils croivent que avec la planches de King Kelly ils vont tout déboîter mais malheureuse ce n’est pas le cas ( Trop facile sinon ^^ ) ) partent a la plage se mettent à l’eau se font rouler deux trois fois prennent des risques et mettent en péril les autres surfeurs… et ceci peut avoir de graves conséquences.
    Pour terminer à cause d’internet et des prévisions, il n’y a plus comme il y avait autrefois, ou on chargé le matos dans la voiture et partaient sillonner les plages jusqu’à trouver le spot  « parfait » et en avoir la surprises et donc … une joie encore plus immense d’aller surfer !

    Pour conclure , je pense que internet par rapport au surf , est vraiment utile, car on peut toujours rester dans l’actualité, trouver de bons conseils, se motivé soit même à être encore meilleurs en regardant les vidéos d’autre surfeurs, et se donné également l’envie de voyager pour pouvoir aller surfer des spots de rêves .

    Bon ride !

    • JULIEN dit :

      Bonjour , internet a effectivement changé notre façon de consommer de manière général…et pas que le surf.

      je voudrais revenir sur les prévisions de surf comme windguru ou allosurf.net…les versions gratuites ne représentent malheureusement pas toujours la réalité. windguru a une facheuse tendance à minimiser la taille réelle de la houle du style 0.8 mètre de houle avec 14 secondes de période (houle hivernal) et en faites on a 1.50 à 2 mètres!!!! je trouve personnellement que cela est irresponsable.

      idem pour lacanau surf info qui annonce une température de l’eau à 12 degres en hiver , alors qu’elle descend régulièrement à 9/10 degres (je parle pour les spots de gironde) internet c’est bien ,mais la tendance de niveler les stastistiques ne reflète pas la réalité.
      du coup , cela nous oblige , malgrés les prévisions à nous déplacer pour aller regarder les vrais conditions.

      tout cela pour écrir que internet est un bel outil et qu’il a profondemment changer notre manière d’avancer, mais gardons à l’esprit que ce n’est pas la science infuse , et qu’il faut tiujours vérifier par sois même.

  6. Lalo dit :

    Internet a commencé à se développer dans les années 90. Cette toile géante qui permet au monde entier d’être connecté en permanence et en direct a révolutionné nos modes de communication, et le temps de l’information s’en est trouvé ainsi raccourci.
    Ces nouveaux modes de communication, mails, messageries, réseaux sociaux, blogs et forums ont modifié l’univers perceptible du surfeur lambda, lui permettant de communiquer, de recevoir et d’envoyer de l’information en quelques secondes de chez lui, ou en déplacement avec les technologies mobiles d’accès à internet.

    La circulation de l’information et son partage facilité par internet:
    1/ l’information en temps réel des conditions météorologiques sur les spots permet au surfeur d’optimiser son temps de surf en ne cherchant pas pendant des heures le spot qui fonctionne (Surfreport par exemple, le surfcheck de BZH écume exemple, certaines pages Facebook, etc …)
    Certains sites, ou pages FB postent même en temps réel des photos ou vidéos des conditions à l’instant t, grâce à l’internet mobile et les webcams. C’est un gros avantage par rapport à l’avant internet, où il était assez courant de se casser le nez sur des conditions moyennes. Aujourd’hui avant d’arriver sur le spot on sait.

    2/ les nombreux sites consacrés aux prévisions météorologiques permettent de programmer ses sessions. Le net progrès des prévisions permet aujourd’hui de prévoir presque une semaine à l’avance une bonne rentrée de houle et la tendance générale concernant le vent, permettant de prévoir ainsi un petit trip pour le we ou les jours à venir. (Windguru, Prévisurf, etc …). Le progrès des prévisions, la facilité d’accès à ces prévisions (multitude de sites dédiés) font qu’aujourd’hui on ne se trompe plus ou presque.

    3/ l’information disponible sur les spots du monde entier, leurs configurations, les meilleures conditions pour que ça fonctionne, est une aide pour ne pas se tromper lors d’un déplacement sur une région ou un pays inconnu. (Wannasurf par exemple). Tous ces renseignements permettent de préparer dans les meilleures conditions un surftrip.
    4/ les blogs, les forums et les réseaux sociaux permettent à tout un chacun de communiquer et donc de faire circuler l’information. Ces échanges peuvent être de différents types, personnels (blogs, réseaux sociaux), météorologiques, géographiques, médicaux (Surfprévention), techniques (Shaperoom), etc … Cette interconnexion possible, ce partage et échange mondial de l’information font qu’aujourd’hui le surfeur n’est plus seul, ne se sent plus isolé dans sa quête d’information et le partage de sa passion. La mise en commun, le partage des connaissances sont une source de progrès considérable dans tous les domaines évoqués.

    5/ le webcast et live des évènements surf permettent de suivre en direct aujourd’hui une compétition qui se passe au bout du monde, avec un accès aux scores, au replay, etc … Cette ouverture sur le web des images en direct permet à de nombreux passionnés de vivre en live des évènements majeurs. Auparavant il fallait attendre les résumés dans les magazines pour suivre le circuit …
    Les vidéos sont aujourd’hui accessibles facilement et gratuitement sur le net. Auparavant les vidéos étaient en distribution assez confidentielles et peu accessibles. Ces vidéos permettent de rêver, de voyager par procuration et d’observer la technique.

    6/ sur un plan purement matériel, les boutiques en ligne, les voyagistes permettent de faire de réelles économies et donc de profiter d’avantage.

    Trop d’information ?

    Le volume d’information disponible sur le web est quasi infini.
    Le confort qu’internet apporte au surfeur peut aussi être largement néfaste et critiqué.
    1/ les prévisions météorologiques ne sont pas infaillibles, et certains surfeurs ne basant leurs futures sessions que sur les prévisions peuvent en rater d’excellentes, mais surprises. Il peut ainsi arriver qu’une houle sortie de nulle part permette une bonne session non prévue.

    2/ les surfreports en direct des conditions sont à double tranchant. Quand tout le monde sait que ça marche parfaitement à tel endroit c’est la Chine assurée dans l’eau et là la session qui devait être parfaite est gâchée.
    La connaissance à l’avance des conditions sur un spot enlève aussi ce plaisir immense de découvrir l’état du plan d’eau lorsqu’on arrive sur le spot. Ce plaisir fait partie intégrante des joies du surf, arriver sur un spot et découvrir que c’est parfait.
    Parfois la mise en ligne de photos où les personnes (prises en photo à leur insu) sont identifiables peuvent porter un grave préjudice à la personne identifiée ou identifiable sur la photo. Ainsi un ami en arrêt maladie s’est retrouvé en photo surfant, et cette photo a été vue par son patron.

    3/ la médiatisation à outrance de certaines destinations et de certains spots sur internet fait que certaines destinations sont aujourd’hui devenues infernales. Certains spots « confidentiels » sont aujourd’hui mis en pature sur le web et ça pose quelques problèmes. Le surf c’est aussi savoir découvrir par soi même de nouveaux spots, ou par des amitiés liées. Le développement immobilier de certaines régions du monde peut en partie être causé aussi par sa médiatisation sur le net et par conséquent son attrait touristique axé surf.
    La découverte par soi même d’une côte où on espère un potentiel surf n’existe quasiment plus, on trouve toute l’information sur le net.

    4/ certains forums ou blogs peuvent aussi avoir un rôle néfaste dans le petit monde du surf. Des tensions, des colères, et l’acrimonie est souvent de rigueur. Ainsi des problèmes peuvent naître de certaines discussions. Derrière un écran le ton monte souvent et les gens s’emportent plus facilement que dans la vraie vie. Certains vont jusqu’à transporter leurs querelles virtelles sur le net dans la réalité et donc sur les spots.

    5/ le développement des ventes en ligne de matériel de surf font que les petits surfshops vont être encore une fois pénalisé. Quid du petit shop local ? Le même problème se pose avec les voyagistes … mais là le problème n’est pas lié qu’au surf.

    A consommer avec modération:

    Internet a changé le monde dans lequel nous évoluons, c’est un fait indéniable et irrévocable.
    Il a apporté beaucoup de choses positives pour le monde du surf et le surfeur en particulier. Comme on l’a vu plus haut tout n’est bien sûr pas positif.
    Mais c’est surtout l’usage que chacun de nous en fait et en fera qui est important.
    Utilisé avec intelligence, et modération internet n’apportera que des choses positives.
    Malheureusement il est utopiste de le croire, la nature humaine est ainsi faite.

  7. Colonel Bigorno dit :

    Internet ça aurait pu faire gagner un casque ou des leçons de surf pour se la donner à fond, mais ça fait gagner des ardoises magiques 😉 Je ne suis pas convaincu de l’utilité du net pour le surf. Au mieux on a la météo ou un aperçu des conditions + rapidement. En même temps ça fait la ballade de la journée si tu te rends sur place. Les vagues sont pas là? ben tu poses ta voiture, tu marches dans le sable, tu respires l’air marin, tu ramasses et tu fous à la poubelle des déchets (comme ça tu compenses le fait d’avoir pris ton véhicule par une bonne action). Si on commence à regarder les videos dans l’idée d’apprendre en observant, ben faut pas avoir un métier à côté parce que ça prend un certain temps à mon avis… rien que de trier la merde des bons reportages déjà… Internet ça peut te bouffer tellement de temps que t’en oublies d’aller à l’eau, tu surfes par procuration, bref internet et le surf c’est plus du business pour te vendre des planches extraordinaires, des lycras incroyables, des chaussons merveilleux, de la wax fantastique, et ça te file des amis géniaux pour parler de comment ce serait bien si on allait surfer mais on n’a pas le temps.
    Mouai, c’est un jour où je suis un poil ronchon, tant pis, demain je vous dirai comment internet c’est trop bien pour le surf en fait.

  8. Jc dit :

    Comment Internet a-t-il changé notre perception du Surf ?
    Internet a modifié nos usages et modes de vie.
    Un des problèmes majeurs qu’on rencontre, quand on essaie de comprendre l’effet d’Internet dans notre société, c’est qu’on n’arrive pas à prendre le recul nécessaire. Pourquoi ? Il est difficile de se rendre compte de notre vie sans internet, on n’arrive plus à voir ce qui changé. Il nous manque la possibilité de comparer notre monde à un monde sans internet pour appréhender vraiment tout ce qu’il a changé et tout ce qu’il changera.
    Je passe des heures à surfer sur Internet. Mes soirées y passent. Mater les dernières vidéos de Slater ou médina. Essayer de reproduire leurs figures, décrypter leur mouvement : rêver son style avant qu’il ne fasse rêver !!
    Le matin avant d’aller scorer, un p’tit coup sur windguru, et on va check le spot le plus potable. C’est devenu un réflexe comme le brossage de dent le matin !! Les vidéos de tricks ou les bêtes de vague comme Nazaré ou Belharra sont accessibles visuellement. Finis le support papier où tout étais statique !! On peut créer le buzz rapidement quitte à se voir proposer une offre de sponsoring comme en témoigne l’ascension fulgurante du freesurfer Chippa Wilson. Internet permet un tremplin médiatique, a tels point qu’à mon humble avis les sponsors sont friands des vidéos de freesurf pour dénicher leur nouvelles pépites. On a de bons supports médiatiques et informatisés (surf prevention, allosurf, etc..) qui nous permettent de suivre l’actualité du surf, sans compter la retranscription des compétions. De même que la médiatisation des spots au travers du contingent de surfers fait qu’on se retrouve à une bonne cinquantaine sur certains pics. Les effets d’internet peuvent occasionner de la méfiance des locaux a tels point qu’on se souvient de l’article sur le spot de Salina Cruz où les locaux mettaient en place une taxe pour l’accès au spot. [ Mexique : il faudra payer les locaux pour surfer le spot de Salina Cruz, Surf session 21/04/12]. Mais il peut servir à sensibiliser aussi l’opinion publique grâce à des manifestations tels ceux organisés par surfrider foundation.
    De surcroît, nous sommes au début de l’ère informatique, il ne cesse d’évoluer tous comme le surf. Un de leur point commun en est même l’obsolescence !! Un effet de mode vulgarisé au niveau marketing. Qui sait ce qu’internet auras apporté au surf et aux surfers d’ici 50 ans ? L’avenir nous le dira.
    En d’autre terme, en cette période hivernal, je passe plus de temps à surfer sur internet qu’à aller scorer les spots !!

  9. Stephane trawalter dit :

    Plus de vague, moins de vent, plus de fun, moins de déception.
    Plus de houle, moins d’attente, plus de monde, moins de surprise.
    Plus d’argent, moins de aloha.
    La technologie c’est pratique mais souvent va à l’encontre du pur esprit du surf.

  10. Alex T dit :

    Internet reste le symbole de l’information massivement partagée. Son penchant pour le développement culturel de toutes générations permet de rendre évident l’apport immense aux découvertes de nombreuses pratiques sportives auxquelles il participe. La culture du surf peut elle-même servir d’exemple. Comment alors concilier l’expansion de la toile et les changements de perception de la pratique du surf ? Accroître l’information, prévenir du danger, partager ses ressentis, contester et se faire entendre, tel est l’intérêt d’arbitrer internet et la glisse.
    Faire circuler l’information, en toutes circonstances, est donc le point essentiel d’une harmonisation entre ces deux partis. L’idée même de se lancer à la quête de vagues sans avoir consulter au préalable les conditions météorologiques apparaît aujourd’hui comme inconcevable. Les nombreux accidents qui en témoignent sont donc des exemples de l’importance majeure du partage d’information, je pense notamment à l’accident regrettable d’un jeune homme de 28 ans qui a trouvé la mort à Saint-Jean-de-Luz le 7 novembre 2010, une forte rafale l’ayant projeté contre la jetée (les articles ci-joint nous présentent plus d’informations : http://www.allosurf.net/kitesurf-accident-mortel-a-st-jean-de-luz-64-news-314.html ainsi que : https://blog.surf-prevention.com/2010/11/07/mort-dun-etudiant-dans-un-terrible-accident-de-kite-surf-a-saint-jean-de-luz/).
    La prévention du danger que la toile nous apporte n’est donc pas négligeable. Les importantes attaques de requins aux côtes de l’île de la réunion et de l’Australie rapportent également l’importance du partage. L’article de Surf Prévention sur les pêches préventives de requins ici-même, (https://blog.surf-prevention.com/2011/09/21/attaques-de-requin-shark-shield-peche-preventive/) marque bien l’impact que peut avoir le surf sur les communautés.
    Cependant, le net n’a pas uniquement, vis-à-vis du surf, une perception préventive sur les nombreux accidents dont cette activité est source. C’est également le moyen de partager et de diffuser de manière enthousiaste les nombreux ressentis de cette généreuse communauté. Les nombreux blogs et forums (https://blog.surf-prevention.com ; http://www.allosurf.net/ ; http://www.surf4all.net/surfboard/ ; http://www.bzhecume.com/ ; http://www.surf-report.com/ et j’en passe…) sont donc les objets de discussions riches et intenses entre riders. Tous les sujets possibles y sont abordés, plus intrigants les uns des autres, allant des conseils pour s’alimenter (https://blog.surf-prevention.com/2008/12/10/conseils-sur-lalimentation-du-surfeur/ ) à la recherche d’une vue imprenable pendant une session (http://www.bzhecume.com/surflog/read.php?6,477512 « qui a déjà vu miss France sur les Spots »). Cette connexion indispensable aujourd’hui ne peut pas avoir de côtés regrettables, c’est avec un plaisir immense qu’on est amené à partager ses conseils, ses envies, puis éventuellement ses « coups de gueule ».
    Un autre intérêt majeur à l’utilisation de la toile reprend le dernier argument posé, à savoir les contestations. Certains y verront l’unique possibilité pour quelques frustrés de se défouler, d’autres y verront une détresse. La communauté des surfeurs, bien que grandissante, reste néanmoins peu écoutée par les politiques. C’est donc par internet que cette dernière peut toucher le plus de monde, et notamment à l’aide des réseaux sociaux. Le projet de construction d’un parking souterrain aux Côtes Basques a bousculé la communauté surf, cette dernière ayant protestée activement : https://blog.surf-prevention.com/2012/10/21/parking-cote-des-basques-biarritz/, demandant la signature d’une pétition trouvable sur ce site : http://www.activism.com/fr_FR/petition/non-au-parking-souterrain-de-la-cote-des-basques-biarritz/16099 , et un soutien global à travers Facebook en rejoignant la page ci jointe : https://www.facebook.com/NonAuParkingSouterrainDeLaCoteDesBasquesBiarritz. Internet apparait donc comme une solution visant à faire valoir son opinion, son mécontentement et sa volonté de bouger les choses.
    La conciliation entre la toile et le surf est donc plus qu’évidente, c’est désormais un soutien constant pour cette communauté grandissante qui ne demande qu’à partager et faire valoir ses droits.

  11. « Comment Internet a-t-il changé notre perception du Surf ? »

    Le développement de l’internet et sa propagation au grand public a eu de nombreux impacts. Certains positifs, d’autres moins…

    J’ai eu mon premier site sur la toile en 1990. A l’époque (ça y est je parle comme un vieux), on était peu à avoir une page ou un site car il fallait taper les codes avec du HTML (le langage web de l’époque). On devait mettre les mains dans le cambouis comme on dit et l’audience était limitée. Au fil des ans, la bande passante a aussi augmenté, on est passé au rnis a 64k….puis du double rnis puis enfin l’adsl avec 512k…..

    Le passage à l’adsl (même avec ses 512 max théorique) a permis de proposer des photos plus importantes en taille et quelques petites vidéos bien compressées.

    Je dirais que nous avions la le premier tournant qui a commencé à ouvrir internet à un plus grand public (même si à l’époque seules les grandes villes pouvaient recevoir l’adsl) car il faut se rappeler aussi que lorsque les connexions se faisaient par modem sur le téléphone c’était hyper couteux…L’illimité n’existait pas encore. Peu à peu le débit a augmenté jusqu’à celui que l’on connait actuellement.

    Ces avancées technologiques ont permis peu à peu de faire avancer le langage du web, avec la naissance du php (un langage dynamique) qui permettait de rendre le web plus vivant (je vous fais grâce des applications kitch de l’époque (affichage d’un compteur de visiteurs, de l’heure et de la date, etc..).

    La deuxième vague a été la vague de la mobilité, c’est à dire l’époque où on a pu commencer a surfer hors de chez soi…. une révolution.
    La troisième vague est celle où nous sommes actuellement à savoir la mobilité, en illimité et avec des forfaits quasi illimités à prix réduits…et avec un débit digne de ce nom.
    La première vague ne permettait que de diffuser des informations écrites mais aussi (et à l’époque c’était extraordinaire) de communiquer entre surfers du monde entier grâce notamment aux tchats de l’époque et aux newsgroups.

    A cette époque on pouvait échanger entre personnes du monde entier et ainsi comparer ce qui se faisait et ce qui se passait à tel ou tel endroit de la planète.

    Les 2 dernières vagues ont permis la mise en place de sites d’informations en temps réel sur internet, que l’on pouvait consulter pour avoir des infos sur certains spots.

    Peu à peu les webcams «maison» de passionnés avec des qualités parfois plus que mauvaises ont fait place à des webcams pro en HD comme on les connait maintenant. E même temps les smartphones et autres tablettes tactiles se sont développées permettant un accès plus simple qu’avec l’ordinateur portable…

    La démocratisation d’internet à permis d’accroitre la communauté du web avec ses avantages et ses inconvénients. En effet avant cette époque seuls des «experts» communiquaient ce qui rendait les articles en général assez intéressant (même si parfois assez complexe). Cependant cette vulgarisation et cette facilitation a la publication (aujourd’hui toute personne sachant écrire à la machine peut créer un site en 3 clics sans aucune autre connaissance et a un prix ridicule) a entraîné des articles plus ou moins sérieux, plus ou moins fouillés. Une éducation au net est devenu nécessaire pour savoir qui a écrit quoi et quel crédit apporter à l’auteur. Le sens critique est plus que jamais nécessaire dans cette jungle qu’est internet.

    De nombreux sites et forums dédiés au surf ont vu le jour. Cela a permis un accès à l’information plus facile. On pouvait ainsi discuter de shape, de l’impact de telle ou telle dérives, de la position des ailerons, etc…. Cela permet à celui qui cherche un peu d’avoir accès à des informations qui nécessitaient parfois d’avoir la chance de tomber sur un surfer maitrisant vraiment tel ou tel aspect, et prêt à partager son savoir… Cela demandait du temps…et des efforts.

    C’est peut être cette démocratisation des informations sur le web qui a également permis de démocratiser le surf. Même plus besoin d’aller dans un surf shop, en 2 clics on achète sa planche sur le web…En même temps les vêtements techniques (Néoprène) se sont démocratisés et des marques comme décathlon ont permis a de nombreuses personnes d’avoir leur première combinaison a prix correct à une époque où seule une minorité de passionné pouvaient s’offrir ces tenues de luxe.

    Tout s’est bousculé en même temps… Le surf devenant un bien de consommation comme les autres au grand dam de pas mal d’anciens qui voyaient d’un mauvais oeil ces nouveaux n’ayant pas une once de culture surf…

    Les surf reports, les prévisions météo et les webcam de spot ont également un impact énorme sur les habitudes du surfer.

    Avant l’arrivée de ces outils de vulgarisation, seuls les «initiés» pouvaient anticiper les conditions de surf et les locaux étaient favorisés puisque quelques kilomètres en van permettaient de cheker les spots et d’être au bon endroit au bon moment..et en comité restreint. Mais les prévisions de surfs et les webcams disponibles sur internet permettent maintenant en temps réel de voir ce qui se passe sans même avoir besoin de se se déplacer…

    On assiste peu à peu à une certaine technicisation du surf. Le flair et la connaissance du milieu marin et d’un spot en particulier se trouve peu à peu remplacé par ces nouvelles technologies liées à l’internet. Certaines personnes y verront une chance, d’autres au contraire la fin d’une époque et d’un état d’esprit.

    Certains n’hésitent pas à parler de fast food du surf. Je prends, je jette. Je regarde une webcam puis une autre puis une autre..et allez encore une autre… et en 10 secondes j’ai vu ce qui nécessitait 1 heure avant… Je prends ma voiture et je fonce au spot choisit… si besoin le passager peut même continuer de regarder la webcam en roulant pour être certain que les conditions ne changent pas…

    Les forums se remplissent peu à peu, les échanges y sont parfois houleux et la culture surf se dissipe peu à peu… Des débats enflammés y ont parfois lieux (secret spot, localisme, etc..), mais en même temps, des liens se nouent parfois, des échanges peuvent s’initier sur la toile et se continuer sur le spot…et permettre au véritable esprit du surf de renaître

    Certains sites permettent également de centraliser les informations et d’alerter sur les risques liés au surf…de faire de la prévention. Et si ce genre de site n’a pu ne serait ce que sauver une seule vie de par les conseils dispensés, ça en valait peut être le coup non ?

    Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir. Internet permet des nombreuses choses et apporte beaucoup au surf, mais en même temps il lui en prend beaucoup également. A chacun de trouver le juste milieu et de faire attention à ne pas faire de wipe out en surfant sur le net.

  12. Arthur dit :

    7h30 – Réveil, j’allume mon ordinateur, je regarde si les prévisions d’allosurf.net peuvent toujours me laisser une session pour cet après-midi. Pas évident de savoir, l’orientation de la houle a l’air de ne pas être conforme aux prévisions, je me dis qu’il sera toujours temps à 11h, avec plus d’infos, de poser mon après-midi.

    9h – Dans le bus j’ai le temps d’aller sur ma tablette voir les dernières nouvelles sur surfersvillage.com, apparemment Laird Hamilton n’a pas les mêmes problèmes que moi et a encore pu surfer une houle des grands jours à Jaws. J’arrive au travail en rêvant au surf de gros que, c’est sûr, je pratiquerai un jour, ça n’a pas l’air si difficile.

    10h15 – Une rapide série d’appel à mes collègues de session habituels me montre qu’aucun d’entre eux n’a vraiment plus d’infos sur l’état des vagues, on a tous regardé les mêmes sites internet et aucun de nous n’a eu le temps d’aller voir la côte en vrai. Enfin le temps, façon de parler, on habite à 5 minutes en voiture du bord de mer mais ces dernières années on a un peu perdu l’habitude des reconnaissances en personne, c’est bien pour la pollution mais on y perd aussi.

    10h30 – J’essaye bien de voir sur webcam-hd.fr ce que donne la houle à Parlementia mais pas vraiment moyen de se faire une idée. Je viens de voir sur un forum quelqu’un qui parlait de vagues glassy avec personne à l’eau. C’est décidé, je pose mon aprem.

    13h – J’arrive sur le spot, c’est sûr que c’est glassy mais pour le « personne à l’eau » on repassera, je dois finalement pas être le seul à lire ce sacré forum. J’hésite à me joindre à la foule quand je vois un jet-ski partir avec un surfer dans son sillage, décidément la vidéo de Laird de ce matin a fait des émules, mais ça fait pas le même effet dans les 2.5m du jour que dans les 15m de Peahi.

    13h30 – Finalement j’ai opté pour un secret spot, je dis « secret » mais c’est un peu antidaté, on en a parlé sur un blog récemment alors on est quand même une bonne quinzaine à l’eau dont des nouvelles têtes. Tant pis et tant mieux, le localisme c’est pas mon truc mais il faut quand même pas que ce spot devienne la Grande Plage au mois d’Août.

    17h30 – Fin de session, j’espère que ma GoPro a bien pris toutes les images que je voulais, ça fera plaisir à mon frère qui vit à Paris de voir qu’au pays ça déferle toujours bien, et j’aurai un petit succès sur facebook. Quelques étirements appris sur surf-prevention plus tard, je rentre à la maison fatigué mais heureux, je vais voir un peu sur internet ce que la houle a donné sur les autres spots du coin. Apparemment un mec a eu un accident, faut vraiment que je fasse comme mes copains et que je prenne le temps de lire un ou deux sites sur les premiers soins à donner aux victimes.

    23h30 – Check des prévisions pour demain, je devrais pouvoir faire une journée de travail entière, en revanche il paraît qu’un surfeur s’est fait croquer par un requin dans l’hémisphère sud, c’est fréquent en ce moment mais j’ai toujours pas compris le pourquoi de la recrudescence en lisant les commentaires des internautes…

  13. boris de biarritz dit :

    pas d’appli surf prévention sur apple store ????!!!!!!!

    >:(

  14. Terryboy dit :

    Il est vrai qu’il y a quelques années, le surf n’etait pas aussi populaire sur internet que maintenant. Avant le surf etait vu de la plage par des baigneurs, promeneurs etc.. Mais ormis les vrais surfeurs, personne ne savait ce qui se passait derrière la barre, ou dans les tubes. Et je pense, que personne ne s’y interessait, car il etait impossible ou presque de voir a quoi ressemblait vraiment le surf de la plage, ou meme vu de falaises, ou d’helicoptère. On voit ce qu’est vraiment le surf, lorsqu’on est dans l’eau, qu’on passe sous les vagues, qu’on surf ces memes vagues et là on sait ce qu’est le surf. Grace aux cameras embarquées, qui se popularisent de plus en plus, les internautes, ont une vision differente du surf, ils peuvent avoir la vision d’un tube, ou encore d’un canard, et bien plus! Ce sont tous ces moyens, de montages, de videos, de competitions qui popularise le surf. Par exemple le Mavericks Invitational, est connu dans le monde entier, comme pleins d’autres competitions! Mais les gens ne s’y interessait pas autant avant, mais grace aux videos, aux cameras embarquées etc, les gens voyent mieux de quoi il s’agit. Ensuite, les images et videos, sont échangées, telechargées, partagées, et tournent ainsi sur la toile, ce qui fait que meme ceux qui ne connaissent rien au surf, peuvent quand méme voir ce qu’il en est. Je pense que c’est en partie grace a tout ces moyens, que nous voyons le surf autrement aujourd’hui, avant les surfeurs etaient derrière la barre et voila c’etait tout. Maintenant, sur certaines videos, on a l’impression de prendre la vague avec le surfeur, d’etre dans le tube avec lui, et d’avoir cette sensation de glisse, en plus minime bien sur. Les competitions, y sont pour grand chose aussi, elles sont tres populaires pour certaines, et c’est ce qui popularise le surf encore plus qu’il ne l’etait. Je ne sais pas si cette reponse est exacte, mais je pense que c’est en partie grace a ces deux avancées majeures, les mo yens videos, embarquées ou non, avec montage ou pas, et les competitions, qui rassemblent de plus en plus de monde et qui a mon avis, ne se terminera pas encore!

  15. Malicia dit :

    Comment internet a changé notre perception du surf ?

    Depuis quelques années, une vague de popularité a déferlé sur le monde du surf : ce sport traditionnel est devenu le synonyme d’une image glamour, plus accessible, plus « tendance ». Mais comment internet a t-il contribué à tout cela et surtout, comment peut-on qualifier le lien qui existe entre « surfer sur la toile » et « surfer sur les vagues » ?

    Internet : une fenêtre ouverte sur un univers inconnu

    Il y a quelques décennies, le surf était considéré comme un sport de « rebelles », une habitude de marginal, mais c’est le cinéma qui a apporté la première pierre à ce qui est devenu un véritable engouement pour ce sport. « Gidget », « Beach Blanket Bingo » figurent parmi les exemples de films qui ont ouvert une fenêtre sur le monde du surf mais en mon âme de midinette, je pense aussi bien à « Point Break » et au duel Swayze / Reeves. Que les puristes se calment, tout cela est bien sûr « romancé », « glamourisé » mais il n’empêche qu’en mon âme de gamine, ce film m’a ouvert à un univers inconnu jusqu’alors.

    A l’égal du cinéma, internet a ouvert une fenêtre sur le monde du surf pour tous et toutes ! Internet est à l’image du surf : accessible, populaire, pas besoin de grandes études ou de grandes leçons. Une des conséquences directes de cette « popularisation » est la profusion de sites vendant des accessoires du surf : combinaisons isothermiques, laisses et autres pièces pratiques peuvent maintenant s’acheter facilement en ligne (exemple : http://www.Buy-Rash-Guards.com ) alors que dans les années 60, il fallait braver le froid glacial et « en vouloir vraiment » pour se lancer sur les plages. Les marques sont nombreuses à s’être lancées et à avoir glamourisé l’image du surf, je pense par exemple à Roxy, la marque féminine de Quicksilver (celle qui m’a fait aimer Kelly Slater <3 groupie inside). Sur sa page facebook (http://www.facebook.com/roxy?fref=ts) qui a plus de deux millions de fans, on assiste à une représentation du surf sublimée : joli maillot de bain, hâle sensuel, plage de rêve, eaux turquoise, Roxy nous donne l'image d'un surf glamour, sexy sans traduire d'autres valeurs pourtant inhérentes à cette pratique : volonté, discipline, endurance… C'est une des dérives d'internet mais aussi un avantage : ce qui était considéré autrefois comme un sport d'initiés est désormais un sport que chacun peut pratiquer … au risque de le sous-estimer !

    Du côté des surfeurs expérimentés, je pense qu'on assiste à une certaine "vulgarisation" aussi. Aujourd'hui, grâce à internet, le surfeur peut presque tout faire sans se déplacer, SAUF surfer (enfin, qui sait…) : anticiper sur la météo, vérifier si les spots lui conviennent, être conseillé sur des forums, acheter son matos, assister aux compet' en direct… En somme, le surfeur d'aujourd'hui n'est plus obligé de surfer "à la dure", ni même de faire appel aux autres surfeurs "irl" pour s'améliorer. Comment quelqu'un qui apprend à surfer en se procurant tout ce dont il a besoin depuis internet peut-il vraiment comprendre les origines de ce sport ? Est-ce que tout cela ne finit pas par manquer d'authenticité ?

    Quelque part, aussi bien pour le grand public que pour les experts, internet a brouillé les frontières. Il a rendu le surf bien plus accessible et perçu comme plus populaire mais il joue un rôle d'écran / d'intermédiaire qui pour les uns va déformer l'image du surf (trop cool / trop girly / trop génial ça déchire) et pour les autres va rendre les choses tellement simples qu'il leur faudra faire un EFFORT pour renouer avec la nature sauvage du surf, pour se rappeler que les surfeurs sont une communauté autrement plus réelle que les internautes.

    Bien sûr tout cela est un peu biaisé, et si chacun agit avec modération, internet est une bonne chose pour le surf 🙂

  16. Etienne dit :

    Comment internet a changé notre perception du surf?
    bon je rectifie comment internet a changé MA perception du surf? Non, je ne parle pas au nom des autres.
    Bon; par « surf » on parle bien du truc ou t’es debout sur une planche sur une vague? qu’on soit d’accord sur la définition et qu’il n’y en ait pas un qui me parle de surf sur internet, hein.

    Bon alors, à ce moment là j’ai envie de dire que rien a changé: j’ai toujours le même kiff à prendre une vague, je vis toujours le surf comme un moment d’extase que rien ne peut altérer.
    Internet finalement, c’est simplement un outil qu’on utilise si on est un peu loin pour s’assurer des conditions soi-même. On mate cette satanée webcam municipale (ou le responsable préfère mater l’esplanade 95% du temps) pour voir qu’on ne voit rien ou pas grand-chose, ou on va sur « allosurf » recroiser les infos avec « windguru » et « windfinder » alors que tous ne font qu’interpréter les mêmes infos qui viennent du modèle américain GFS, regarder les relevés de houle sur les bouées, ou on va chopper les infos live sur des fofo qui marchent, mais j’ai pas ça chez moi (pour le windsurf oui mais pas pour le surf)
    Pire encore, j’ai envie de dire que plus t’as de moyens plus internet te pourris ton surf, si tout le monde va sur le spot où les conditions sont (inter-nettement) les meilleures alors autant prendre une file d’attente pour faire « space mountain ». j’aime bien partager une session avec les copains (et même avec de « nouveaux » copains) mais il faut admettre qu’il y a un stade où le spot sature, non pas à cause des vagues mais à cause du nombre de surfeurs. Perso je préfère mille fois une session « moins propre » mais tranquille que « la session du siècle » où tu vois des mecs prêts à s’étriper pour une vague!
    D’un autre coté, internet c’est génial, quand notre spot marche pas, pour mater ce qu’il se passe autour du monde, avoir des images des autres spots, des différentes pratiques de surf -waveriding en windsurf, SUP, tow-in, waveski… – des compet, programmer son prochain trip ou simplement partager ses émotions ses sensations avec une communauté planétaire « worldwide surfers »
    Avec internet c’est quitte ou double; on peut se mettre à l’eau avec le doute et se pourrir toute la session en se disant « saperlipopette! j’aurais dû aller à l’autre spot ». Pour le surfeur, ça peut faciliter les chose autant que ça peut l’embrouiller. Pour les autres, les images produite par les surfeurs rendent ce sport à la portée de tous. Internet a beaucoup popularisé ce sport; peut-être trop? là je ne sais quoi penser.
    et puis zut! « let’s go surfing! »

  17. Adrien dit :

    Ah, ça, pour gagner un bidule, ça se bouscule au portillon ! 😉

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de commentaires aussi longs et aussi bien rédigés !

    Je ne sais pas si la santé, la sécurité et l’environnement littoral en sortiront grandis, mais au moins, pour quelques temps, Maître Capello peut reposer en paix !
    Pour moi, c’est ça le plus important…

    Merci !

  18. buttonsbtz dit :

    « Comment Internet a-t-il changé notre perception du Surf ? »
    je me permets de vous dire que ce sujet est le plus ridicule que j’ai vu sur ce site;Est-ce que internet et le surf ne sont pas deux choses bien différentes(par définition)?Et qui plus est,ne font pas bon ménage!
    Internet tue le surf ,un peu plus et un peu plus vite(à la vitesse de l’adsl)comme les magazines de surf ,il y a quelques années,en vendant du rêve!Bousillant des endroits sympas en paradis touristiques déplorables…Et vas-y que je mets ma dernière session sur Facebook, pour y voir débarquer plus de monde le lendemain(comme un panneau publicitaire)…mise appart le coté pratique technique comme les cartes météo et prévisions, dont on aurait désormais du mal à ce passer(moi le premier);Le net n’apporte que de mauvaises choses!Qu’est ce qu’on s’en fou de ce qui ce passe au Pipe en live?Qu’est que cela change à nos vie en y réfléchissant de plus près?Rien.Et internet? c’est exactement ça: du « flan »…Bien sûr, qu’il est très difficile de boycotter internet, sans devenir fou sur une île déserte!On devient des moutons hagards,tout le contraire du surfeur;Car c’est là toute la subtilité du surf,pas le surf d’aujourd’hui(sport extrême),mais l’essence du surf;L’Art et son originalité.La façon de vivre et d’être.Le non-conforme?
    Mais pour cela,il y a,effectivement une perception.Cette fonction psychologique n’est pas donnée à tout le monde;Il faut savoir utiliser tout ces sens.
    Et c’est pas avec une pauvre tablette(Babylone),fais de bric et broc,que vous serez un surfeur et en comprendrez le sens.
    ps:le hors-sujet, c’est l’histoire de toute ma vie…shakaaAAA!
    Aloha!(cf. def.)

  19. buttonsbtz dit :

    En fait,surf prev t’as pas plutôt un i-phone?J’ai ma vitre encore cassée…

  20. sebastien dit :

    tu as raison adrien 🙂
    je trouve cette idee super car ça permet a des gars un peu flemmard comme moi et a priori je suis loin d’être le seul à se bouger un peu les fesses et a prendre 1h00 ou 2 à ne pas surfer ni sur le net ni en vrai pour se creuser un peu les meninges et rédiger quelquechose. 9a me rappelle les devoirs à l’ecole…
    Que je gagne la tablette ou non je suis déja gagnant pour moi d’avoir pu me remémorer la vieille epoque 🙂 et d’avoir pu lire autant d’articles fouillés et bien interressant.
    merci guillaume experience à refaire…avis aux sponsors potentiels qui lisent ces lignes…

  21. Laure dit :

    Les rapports qu’entretien le surf avec internet sont complexes : Preuve en est qu’un utilisateur d’internet et surfeur vient de paradoxalement laisser un commentaire rageur sous l’article d’un blog consacré au surf, blog (https://blog.surf-prevention.com/) qu’il doit consulter et peut-être même avoir dans ses favoris.
    Bien que je fasse partie de la génération qui a connu internet en même temps que le surf je me sens autorisée à répondre à la question posée : « Comment Internet a-t-il changé notre perception du Surf ? »

    Pour commencer le surf en tant que sport a une grande dette envers internet surtout en France. Face à l’hégémonie du football dans les médias (surtout la télévision) le net a permis de pallier à la carence des marques et des politiques qui échouent dans la promotion de nombre d’autres sports.
    C’est évidemment le web 2.0 et ces vidéos très accessibles qui a chamboulé le petit monde du surf qui a tendance à fonctionner en vase clos de peur d’attirer des débutants sur les spots.
    Quelle joie de pouvoir regarder les derniers exploits de nos champions sur les plateformes dédiées ou non. Ces vidéos et ces photos sont accessibles gratuitement et devraient le rester à la fois dans l’esprit du surf et dans l’esprit du web qui apportent tous deux un vent de liberté.
    La révolution actuelle est celle d’avoir internet sur son Smartphone. On retrouve par exemple l’excellente application allosurf pour iPhone qui permet de connaitre les prévisions de nos spots favoris réactualisés 4 fois par jour.
    L’information en temps réelle se retrouve sur les sites ou les conditions météo sont planifiées sur plusieurs jours ( http://www.allosurf.net/ ) ou (http://www.tahitisurfreport.com/ ) La critique selon laquelle cela enlèverait le charme de l’imprévu ne tient pas tant la météo n’est pas une science exacte. La nature nous réservera toujours de bonnes comme de mauvaises surprises. Reste que la démocratisation de ces prévisions a sauvé nombre de vies.
    Il est remarquable que le premier site de prévisions pour le surf crée par le visionnaire Sean Collins, ai vu le jour dans l’esprit du web alors qu’il menaçait les propres revenus de son fondateurs générés par téléphone taxé. ( https://blog.surf-prevention.com/2011/12/27/disparition-de-sean-collins-fondateur-de-surfline-le-premier-site-de-surf-report/ )
    L’esprit d’internet c’est aussi le partage avec les forums ( http://www.surf4all.net/surfboard/ ) (http://www.bzhecume.com/surflog/index.php ) où les passionnés peuvent débattre plus ou moins sereinement mais c’est le lot de tous les forums. Nombre de participants ont pu lier des amitiés impossibles à débuter sur la plage en raison du statut social et autres préjugés. Des amitiés précieuses en ce sens ont pu naître dans la vie réelle.
    Ce partage se prolonge avec les blogs de passionnés avec un contenu éditorial souvent très réfléchis. Les sujets abordés sont à l’image de ce que le surf nous apporte de meilleur : La santé, la prévention des risques, la conscience écologique, les valeurs éducatives données aux jeunes.
    On y trouve des histoires émouvantes comme la réinsertion grâce au surf, mais aussi l’histoire de cet homme qui a commencé le longboard à l’âge de 55 ans en hommage à son fils décédé. (http://www.longboard34.eu/index1.php?Lg=fr )
    En plus d’apprendre les techniques pour pagayer et de prévenir des risques sérieux liés à la santé , chacun de ces blogs participe à la construction d’ une inespérée encyclopédie du surf où l’on apprend même qu’il vaut mieux éviter de faire pipi dans sa combinaison ( https://blog.surf-prevention.com/2012/02/05/faire-pipi-dans-sa-combinaison-de-surf/ )
    Ainsi internet nous permet de devenir un acteur de nos vie et favorise les rencontres dans le véritable esprit du surf originaire.

    Mais internet n’est pas sans danger.
    D’abord il y a le risque de ne devenir qu’un surfeur qui rêve sa vie plutôt que de la vivre. La gestion du temps passé devant l’écran demande parfois une grande autodiscipline.( https://blog.surf-prevention.com/2012/03/28/surfer-moins-sur-le-net-pour-surfer-plus-sur-les-vagues/ )
    Internet c’est aussi moins de régulation de la part de l’Etat avec le danger d’y voir prospérer certains plagistes au sourire commercial sortir de leurs glacières de l’alcool et des boissons énergisantes aux propriétés douteuses.
    Ces marchands et sponsors sans scrupule ont tôt fait de nous dire que le surf fait partie de la famille des sports extrêmes. Le surf devient tracté pour défier des vagues énormes. C’est ainsi que des professionnels mettent leur vie en danger mais aussi celles des jeunes qui ont envie de les imiter.
    Il y a aussi le danger de perdre son autocritique face à des sites et des pages Facebook qui ne recherchent que le « like » et à avoir le plus grand nombre d’adhérents sans se soucier du contenu. (J’ai la charité de ne pas mettre de références qui seraient de toute façon trop nombreuses)
    Acheter notre matériel et faire nos réservation sur le net c’est un progrès immense à condition de se méfier du piratage et du hameçonnage. Il faut aussi garder son esprit critique face à des prix alléchants alors qu’on peut soutenir le petit commerce de passionnés sur nos spots.
    Internet c’est aussi le règne de l’image qui passe avant l’écrit.
    Cette image particulière passée à la retouche veut que les surfeurs soient toujours plus beaux toujours à la dernière mode, avec le dernier gadget ou gri-gri inutile.
    Mais c’est aussi un problème pour les surfeuses quand il s’agit de les mettre en scène en tenues sexy avec d’intéressants débats (https://blog.surf-prevention.com/2013/01/08/trop-de-surfeuses-en-string/)
    Sur internet c’est aussi notre propre bêtise qui peut raisonner amèrement : Lorsqu’on utilise une application comme facebookpalces qui tue nos spots secrets et qui ameute des amis d’amis qui prendront la priorité de notre vague. (https://blog.surf-prevention.com/2011/07/09/peut-on-encore-surfer-en-paix-avec-facebook-et-les-reseaux-sociaux/ )
    Ainsi si le net apporte des désagréments au surfeur c’est bien trop souvent de sa propre faute quant au contenu de ce qu’il regarde et de ce qu’il partage sur internet.

    Pour conclure on peut dire qu’internet et le surf font bons amis à condition de rester vigilants.

  22. isaure dit :

    bonjour,quand je lis toute cette prose moi, ça me laisse « béate » « coite » que puis- je rajouter ? je suis bleue dans le domaine ! bleue comme la vague, je tente ma chance en sachant que je vais me noyer et que je me contenterai d’une tablette milka..
    je dirais juste que j’adorerais : ma conclusion un peu hâtive :
    tu joue, il participe, nous y croyons, vous rêvez et je gagne !!
    merci beaucoup et bon vent ! je suis fan (veronique j) la surfeuse dans sa tête ! bravo à vous

  23. Surfer sur l’océan mondial : le World Wide Ocean !

    Entre sites Internet, blogs, réseaux sociaux, webcam HD, prévisions de surf, photos du jour, applications pour Smartphones ou tablettes, bientôt télévisions connectées, le surfeur vit connecté.

    Le surf virtuel est devenu une composante importante du surf réel. Pour mieux comprendre « Comment Internet a changé notre perception du Surf », il faut avant tout redéfinir Internet. Ce réseau mondial tient son nom de son architecture physique : un réseaux de réseaux (« Inter Networking »). De manière imagée, on parle d’une toile d’araignée géante, «World Wide Web» en anglais (WWW ou W3). Cette métaphore de la toile d’araignée possède l’avantage d’expliquer les interconnexions physiques des ordinateurs reliés entre eux, ainsi que les interconnexions virtuelles des sites entre eux (On passe d’un site à un autre par le biais des liens hypertextes). Mais cette image de la toile d’araignée ne suffit plus à expliquer les nouvelles possibilités qu’offre Internet aux surfeurs virtuels comme réels.

    En abandonnant cette métaphore de toile et en prenant comme nouvelle métaphore l’Océan et le surf, par extension au livre « Surfer la vie » de Joel de ROSNAY, il est possible de mieux comprendre les nouveaux mécanismes d’Internet. De mieux comprendre les possibilités qu’ont les surfeurs (virtuels). Et donc de mieux comprendre les évolutions du surf (réel).

    Au lieu d’une toile d’araignée, imaginons désormais un Océan Mondial d’Informations : le World Wide Ocean (WWO). Une étendue constituée de toutes les informations numériques (textes, photos, sons, vidéos, …).

    Les informations du WWO peuvent se propager par un swell d’informations (ou houle d’informations) puis être captées par des spots (nos sites et pages web). Un surfeur se rendant sur un spot, va prendre connaissance du swell d’informations et décider de surfer sur cette vague d’informations (action de lire un article, de regarder une vidéo, …).
    Concrètement, imaginons qu’un photographe prenne une photo de surf au format numérique. Cette photo fait immédiatement partie du WWO. L’internaute envoie son cliché à Surf-prévention (propagation de l’information) qui décide de la diffuser. Le spot Surf-prévention vient donc de capter un swell d’informations. Les surfeurs qui se connectent au spot peuvent désormais surfer sur cette vague d’informations (action de consulter la photo).

    Image : Une information est placée dans le WWO, créant un swell d’informations. Ce swell est capté par le « Spot 1 » et permet à des surfeurs de surfer la vague d’informations. Le spot 2 n’est pas suffisamment exposé pour capter cette houle.

    A partir de ce spot, les surfeurs peuvent laisser un commentaire, et vont jusqu’à partager la photo grâce par exemple aux réseaux sociaux, aux mails, … Le surfeur devient alors acteur, diffuse l’information, l’aide à se propager et donc alimente à son tour le swell d’informations qui prend de l’ampleur et se propage à d’autres spots. Le nombre de spots qui captent cette houle se multiplie, multipliant ainsi le nombre de surfeurs se jetant sur la vague d’informations. Et ainsi de suite… L’information peut ainsi se propager, amplifiant le swell.

    Image : Le surfeur sur le spot 1, propage l’information (réseaux sociaux, …). Le swell prend de l’ampleur et se propage à d’autres spots. De nouveaux surfeurs peuvent surfer sur ce swell.

    Le surf réel est très fortement influencé par le WWO :
    Avant la session :
    * on prévoit sa session plusieurs jours à l’avance grâce aux prévisions météo.
    * on ne check plus les conditions en prenant sa voiture et en faisant le tour de tous les spots. On le fait depuis chez soit, au bureau, dans le métro, ….
    * on achète son équipement, sa wax, sa planche à distance, en quelques clics, ce qui ne favorise pas toujours l’économie locale.
    * on prépare son trip à l’autre bout du monde devant son écran.

    Pendant la session
    * La fréquentation des spots virtuels entraîne une hausse de la fréquentation des spots réels. Le surf est facile à mettre en scène et à porter en spectacle. De très nombreux swells d’informations concernent le surf.
    * On consomme le WWO et on reproduit ce comportement avec l’Océan et le surf. On veut tout, tout de suite.

    Après la session
    * On partage ses exploits. On alimente les swells du WWO. On surfe sur des vagues d’informations.

    Il existe également de nombreux effets de bord :
    * L’image du surf est formatée par les vidéos souvent commerciales qui sont diffusées sur le net. Les surfeurs finissent par consommer des produits qui semblent éloignés de l’esprit surf originel : boissons énergisantes, véhicules polluants, … pour faire comme les surfeurs médiatisés.
    * Le WWO favorise l’émergence de nouvelles technologies (caméras embarquées, smartphones, …). Pour interagir avec le WWO, on se filme, on se photographie, on utilise des applications pour smartphones ou tablettes, …
    * De nombreux swells d’informations ont pour sujet la nature, l’environnement, la pollution, … Le WWO a permis de rendre possible de grandes mobilisations, et de montrer au monde entier des endroits paradisiaques souillés par les déchets.

    Il existe sûrement encore des surfeurs déconnectés, mais ils sont de plus en plus rares. Il existe aussi des nostalgiques de l’époque où Internet n’existait pas.

    Pourtant le WWO n’est pas une fatalité. C’est un formidable outil qui a impacté nos modes de vie et modernisé notre pratique du surf.
    Un outil qui n’enlève en rien le plaisir de surfer.

  24. Théau dit :

    Demandez à votre père ou votre grand père comment le surf était perçu à leur époque et puis ensuite faites le parallèle avec la perception que vous avez du surf aujourd’hui. Eh oui : quel changement ! Tout n’est pas dû à internet. Mais il faut avouer que la principale révolution entre les précédentes générations et celle d’aujourd’hui : c’est internet.

    Le surf, il y a une ou deux générations, – avant l’arriver du web – c’était le sport qui se transmettait dans les familles. C’était une petite communauté de passionnés perçue comme un groupe peu ouvert. C’était un sport un peu « brut », qui semblait bien loin des sports qui affichaient des progrès phénoménaux avec la technologie.

    Le surf lui, était l’affaire des quelques rustres, qui avec du bois et du plastique essayaient de dompter la houle marine de mer nature. Si vous ne connaissiez personne qui en faisait aucun risque de vous y mettre ou de vous renseigner seul.

    Et puis internet est arrivé, comme une vague d’ailleurs. Au loin on a aperçu une ligne, la houle, au début seuls quelques surfeurs qui échangeaient sur leur passion via des forums. Et puis en quelques années la vague a déferlée d’une manière si puissante ! Des forums (surf4all), des sites de fans, des sites pro, des pages facebook, des sites de prévisions et de conseils (surf prévention, surf report) sont apparus et il ne faut pas oublier les sites généralistes qui véhiculent des infos, photos, vidéos de surf entre autres. Aujourd’hui on peut même échanger sa maison avec des surfeurs de l’autre bout du monde (Swapandsurf). Bref internet a permis au surf d’exploser aux grands jours.

    Alors, avec tout ça, comment le surf est-il perçu par une personne lambda aujourd’hui ?

    Un surf plus accessible déjà. En effet, aujourd’hui on peut consulter les prévisions à l’avance (surf report, windguru…). Tout le monde est à même de consulter les prévisions. Pas besoin d’être un vieux de la vieille et d’écouter les prévisions à 5h du matin (d’ailleurs indéchiffrable pour un débutant) pour savoir si le surf sera bon dans la journée.

    Un surf plus facile. C’est un paradoxe, mais il faut se rendre à l’évidence. Avec l’arriver des plateformes de vidéos (YouTube ou Vimeo par exemple), les clips des surfeurs sont apparus et sont regardés par des millions d’internautes. Vous avez déjà regardé un clip de Medina (tourné par un sponsor) ? C’est tellement fluide, les images sont belles, on se dit : « mince alors, ça a pas l’air si compliqué ! ».

    Le surf comme life style. Toujours avec les clips vidéos, bien sûr, on voit des surfeurs pro rider, mais en regardant une deuxième fois la vidéo on se rend compte que la moitié de la vidéo met en scène les paysages magnifiques rencontrés lors de la session, les surfeurs parlent, font leurs « show ». Bien sûr que le « style surfeur » a toujours existé mais avec internet le surfeur paraît plus « cool » et plus fou, le « surf-style » se développe beaucoup plus vite.

    Un surf plus fantasmé. Évidemment, on voit des témoignages à la pelle. Plus besoin d’être abonné à « surfer’s magazine » pour lire des interviews de grands champions (Andy Irons sur SurfPrevention pour ne citer qu’un exemple). Mais aussi pour voir des images à couper le souffle, pour vivre les sessions des meilleurs en vidéo (Multitude de vidéo en GoPro, en commençant par la plus grosse vague jamais surfée). Le surf est mis en scène. Une vague énorme sera perçue encore plus grosse car la photo prise sera diffusée partout, on en parlera, il y aura des commentaires. Dernièrement la photo de McGarrett à Nazaré. Je lisais les commentaires « ce mec est un malade », « peut importe 28 ou 34 mètres, si tu te craques, tu meurs ». Cela ne fait qu’accentuer l’envie de surfer et l’admiration que nous avons pour les pros. Que l’on soit surfeur ou non.

    Je ferais un petit parallèle avec le jeu « YouRiding », qui existe grâce à internet. En jouant à ce jeu, un non surfeur pensera que toutes les vagues sont aussi parfaites et faciles à surfer que dans le jeu. Sa perception du surf sera biaisée. Même si il percevra le surf d’un bon oeil.

    Un surf qui semble plus facile, plus accessible, mais à la fois qui est plus fantasmé et plus rêvé, plus envié. Cela est-il une bonne chose ? Peut-on vraiment dire que l’arrivée d’internet a contribué a surpeupler les spots, a véhiculer une fausse image de ce sport magnifique ? Ou au contraire cela est-il une bonne chause ?

    Internet a permis au surf de faire son « show », de se révéler au monde entier, de montrer à quel point les vagues surfées par les pros pouvaient être énormes. Il a permis aux surfeurs de se rassembler sur un lieu virtuel, permis d’échanger.

    En définitive, internet a peut être modifier notre perception du surf, il a peut être attiré plus de monde vers le plus beau sport du monde. Mais le surf lui n’a pas changé. Un non-surfeur ne pourra jamais ressentir les sensations que l’on a sur la vague qui déferle, n’aura jamais les souvenirs des sessions entre potes, l’attente interminable avant de prendre LA vague de la journée.

    Internet change et continuera de changer la perception que nous avons du surf. Mais le surf lui ne changera pas et continuera de procurer des moments de plaisirs indescriptibles.

  25. sebastien dit :

    roulement de tambour…on attend avec impatience le resultat 🙂

  26. alana pas blanchard dit :

    En préambule,je vous annonce la couleur,je ne surfe pas, mais je suis fille,soeur,femme,et maman de surfeurs.
    Au travers de toutes ces générations,je vois bien que le surf ne s’aborde plus de la même façon et internet n’y est pas étranger.
    A 15 ans,mon père partait de chez lui à pied,traversait les champs,planche sous le bras.Une heure après,il arrivait sur la plage et surfait quoiqu’il en soit avec quelques acolytes farfelus;juste pour le plaisir de partager une session de ce sport tout beau tout neuf,importé par quelques originaux venus d’ailleurs.Pas de prévisions,pas de films,pas de magazines,pas de téléphone,ni internet qui soient;seulement le côté intrinsèque du surf,sa substantifique moelle,le jeu de la glisse , son lot de sensations nouvelles,en toute insouciance.
    Les tontons surfeurs ont sans doute connu l’âge d’or du surf,car depuis,toutes les avancées »surfistiques »ont facilité son accès au plus grand nombre.il n’est plus désormais réservé à quelques marginaux,mais est devenu très formaté et galvaudé du fait de sa démocratisation.le surf se met à toutes les sauces(publicitaires)banalisé à outrance:qu’est-ce qui ressemble plus a un surfeur qu’un autre surfeur?
    On surfe que l’on soit originaire de France ou de Navarre!mais je m’égare..
    Mon mari ,lui, a connu le surfreport téléphonique(pas donné d’ailleurs le 08…360 ),les mags et les vidéos.
    l’engouement à cette époque était palpable.Les écoles de surf ont commencé à fleurir et le surf business a explosé.Les surfeurs professionnels deviennent de véritables idoles voir icônes(cf KING KELLY)que l’ont rêve toujours d’imiter.Le surfeur voyage de plus en plus,découvre des vagues,le raconte dans les livres,et la mayonnaise continue de prendre.le problème,est que ça commence à se bousculer au portillon;tout le monde regarde les mêmes sites de prévisions,les mêmes webcams.le surfeur sait d’avance que dans 2 jours,la secte du Gourou du vent(windguru) annonce 4 etoiles,et les spots seront blindés de surfeurs de tout bord:celui qui surfe depuis 20 ans,les vieux,les jeunes,les novices,les filles,le touriste mordu depuis qu’il a tâté du cours de surf à Biarritz cet été,les « suppôts de Satan »(stand-up paddle)…
    Bref,c’est la chienlit;souvent le plaisir n’y est plus,c’est la guerre,chacun essaie de tirer son épingle du jeu,attention à l’accident(cf surf-prevention!).
    Internet a accéléré de manière exponentielle « la mort programmée du Surf spirit:surf is dead »,victime de son succès et de sa cool attitude.
    Et puis,il y a mon fils;lui ,c’est « filme moi maman,on va mettre une vidéo sur « youtube », qui va peut être buzzer,comme ça il aura un petit succès éphémère auprès de ses amis virtuels(facebook).Son objectif étant de décoller comme Florence ou Medina,qu’il a vu envoyer des airs 360 sur Vimeo.
    je vous dis,entre mon père et mon fils,un océan a coulé sous les ponts.On surfe, pleins de rêves dans la tête, »downloadés »dans notre mental,par le surf sur le net,générateur de frustrations:combien d’entre nous,iront finalement surfer Tavarua?hein, Braddah?

  27. Ah si tous les articles du Blog pouvaient générer autant de commentaires argumentés !

    Windows nous avait proposé de faire gagner une tablette (eh oui une seule…) en organisant un tirage au sort sur le blog.

    J’ai trouvé plus intéressant de vous faire travailler pour que le gagnant mérite sa tablette 🙂

    Plusieurs d’entre vous ont rendu une très bonne copie, et j’étais bien en peine pour les départager, jusqu’à ce qu’arrive une réponse qui me semble être objectivement au-dessus du lot.

    C’est Cédric Surfingbiarritz qui remporte ce concours pour sa réflexion imagée sur l’influence d’Internet sur notre perception du surf.

    La comparaison des informations d’Internet avec des houles est très pertinente car elle permet de mieux comprendre comment ce réseau fonctionne et influence notre perception des choses.

    L’originalité de l’article, son potentiel pour faire des vagues sur le Web, la clarté de l’exposé et les illustrations ont fait la différence.

    Merci à tous les autres pour leurs réponses de qualité et j’espère à très vite pour un prochain concours rédactionnel avec plus de lots en jeu.

  28. sebastien dit :

    felicitations a l’heureux gagnant.pour ma part la copie d’arthur m’a beaucoup plu et je l’ai trouvé très originalle. merci guillaume pour ce jeu.

  29. Laure dit :

    Bravo au gagnant, son exposé est vraiment lumineux. Je me fais une joie de retrouver de prochains défis. Pourrait-on avoir le reste du classement histoire d’améliorer son style sur la vague du WWO.

    • Comme je l’ai dit, le choix pour départager les meilleures réponses me paraissait difficile avant de recevoir celle de Cédric. J’envisageais même d’organiser un vote sur le site pour que les internautes tranchent. Il n’y a donc pas de classement.
      Ta réponse Laure est assurément dans le Top 5 (tu devrais intervenir plus souvent sur le Blog 🙂 ).
      Si j’avais eu à mettre une note, Cédric aurait eu 17/20 et tu aurais eu 15/20 ex-aequo avec Lalo, Alex T, Sébastien et Théau.
      Vos réponses ont peut-être été trop « scolaires » par rapport à Cédric qui a osé prendre un angle décalé.
      Sur Internet, il faut arriver à marquer les esprits ou à intriguer dès le titre ou le début du texte pour que les internautes prennent la peine de cliquer et de lire jusqu’à la fin.

      • Laure dit :

        Merci pour ces très précieux conseils. J’essaierai de les mettre en oeuvre et de forcer ma nature en intervenant un peu sur le blog. 😉

  30. Etienne dit :

    Bravo à Cédric,

    en effet le façon dont il présente les chose est claire, décalée, facile à lire… enfin bref, de loin, le meilleur développement. Et je crois que même si tu avais mis en place un vote du public, il l’aurait remporté haut la main.
    En tout cas c’est pas mal l’idée de nous faire travailler nos méninges, le jeu en valait la chandelle.

    D’abord j’aurais été assez partant de ne pas avoir de note ou de classement mais bon, finalement, maintenant que Laura a lancée le truc, je suis curieux de savoir à quel niveau tu me places, quelle « note » tu m’aurais attribué pour mon papier.

    Dernière chose, je rejoins Adrien pour son commentaire: de mémoire d’internaute, je ne me rappelle pas avoir vu de papiers aussi longs, aussi bien argumentés et avec aussi peu de fautes d’orthographe!!! (je crois que tu tiens un record, si si, fais péter le champagne)

    • Je ne vais pas pouvoir noter et argumenter chacune de vos réponses. Je dirai juste pour toi Etienne que tu n’as pas suffisamment développé pour accrocher le wagon de tête. Ça reste honorable mais tu as le potentiel pour faire mieux la prochaine fois.

  31. alana pas blanchard dit :

    felicitations à cedric pour son approche pedagogique qui a fait la difference.
    personnellement,j’ai aussi bien aimé le texte d’arthur qui a eu le merite d’etre drole et pertinent!

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