actualités

Archive pour septembre 2008

Fasciite plantaire chez le sportif

Dimanche 28 septembre 2008

Tim Boal met ses pieds à rude épreuve à chacun de ses rollers comme ici lors des championnats de France 2007 à Biarritz qu’il remporta.

Le surfeur français Tim Boal, qui est aux portes de la qualification pour la première division du championnat du monde de surf, a annoncé dans sa dernière interview  qu’il souffrait de fasciite plantaire.

Qu’est-ce que la fasciite (ou aponévrosite) plantaire ?

C’est une inflammation du fascia plantaire (ou aponévrose plantaire) qui est une membrane fibreuse épaisse située au niveau de la voûte plantaire entre le talon et la base des orteils.

Les sportifs qui sollicitent intensément leurs pieds comme les surfeurs peuvent en être atteints.

Les personnes à risque sont les patients ayant des pieds plats ou creux, une surcharge pondérale (obésité ou prise de poids liée à une grossesse par exemple), les personnes diabétiques ou souffrant de polyarthrite rhumatoïde… Avec l’âge, la souplesse du fascia diminue ainsi que l’épaisseur du coussin adipeux qui joue un rôle d’amortisseur du talon, ce qui rend les personnes âgées plus vulnérables à cette affection.

Une pratique intensive du surf (ou d’un sport comme le jogging par exemple) engendre des microdéchirures de la membrane et le processus de réparation crée une inflammation douloureuse.

Les symptômes sont une sensibilité ou une douleur du talon surtout le matin au lever.

Pour prévenir cette inflammation, il est conseillé de bien s’échauffer et d’étirer correctement les jambes et les pieds avant chaque session. Il vaut mieux éviter de courir sur une surface dure comme le bitume pendant sa préparation physique. On recommande de maintenir son “poids de forme”.

Il est conseillé de porter des chaussures adaptées et, si nécessaire, des talonnettes ou des semelles spécifiques. Une fois la fascite déclarée, on peut être amené à utiliser un bandage adhésif ou une attelle pour soutenir l’arche plantaire ou même avoir recours à un plâtre pour la mettre au repos.

Le traitement principal consiste à éviter le surf ou à diminuer la fréquence des sessions pendant quelques jours ou semaines et à se reporter sur d’autres sports qui sollicitent moins la voûte plantaire.

Votre médecin généraliste ou le rhumatologue pourront avoir recours aux médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à une injection de corticoïdes. Les massages, les bains de pied dans l’eau tiède ou les compresses chaudes peuvent soulager la douleur. Votre podologue vous donnera des exercices à faire pour éviter la récidive. La chirurgie n’est envisagée qu’en tout dernier recours.

Si la fascite plantaire perdure dans le temps, une épine calcanéenne (dite de Lenoir) peut apparaître: il s’agit d’une excroissance osseuse (ou exostose) au niveau du calcanéum ( = os du talon). Cette épine, ou éperon calcanéen, est fréquemment retrouvée mais c’est bien l’inflammation du fascia qui est à l’origine de la douleur.

Dernières infos sur Tim Boal sur le site Internet de la Fédération Française de Surf: http://www.surfingfrance.com/federation/disciplines/surf/actualites/interview-tim-boal

Pasteurellose des poissons morts

Samedi 27 septembre 2008

Poisson mort sur la Grande Plage de Biarritz le 26/9/2008.

Les investigations visant à déterminer la cause de l’hécatombe chez les poissons sur le nord de la Côte Basque et le sud des Landes semblent progresser.

Même si le point de départ de l’épizootie reste à élucider, il semblerait que l’on s’oriente vers une infection des poissons par une bactérie marine: la pasteurella piscicida.

Cette bactérie n’est pas réputée pathogène pour l’homme contrairement à d’autres espèces de Pasteurella (cf. ci-dessous).

Les consignes de sécurité actuelles sont:
- ne manipulez pas les poissons morts.
- avertissez les autorités municipales de leur présence pour qu’elles assurent le ramassage.

Le surf, la baignade et les activités nautiques restent autorisés. Une question reste en suspens: y a-t-il un risque à consommer du poisson contaminé par pasteurella piscicida ?
Notes de Surf Prévention sur la pasteurellose humaine:

Il existe des pasteurelloses transmissibles de l’animal à l’homme principalement par le biais d’une morsure ou d’une égratignure d’un chat, d’un chien, d’un rongeur… Les germes incriminés sont le plus souvent Pasteurella Multocida et Pasteurella Haemolytica.En cas de transmission par voie cutanée, le risque est une infection locorégionale voire générale. Dans un délai bref inférieur à 12 heures après la morsure, griffure (ou parfois après piqûre par une épine végétale), une douleur intense apparaît au niveau de la lésion qui gonfle, devient rouge ou purulente. L’infection peut se propager dans les vaisseaux lymphatiques (lymphangite), les ganglions de voisinage (adénopathies) voire même dans le sang (bactériémie).En cas de plaie par morsure animale, la blessure doit être bien savonnée puis nettoyée au sérum physiologique avant d’être désinfectée par un antiseptique de type Bétadine par exemple. Une consultation médicale s’impose. Le médecin vous prescrira un antibiotique préventif ou curatif si nécessaire (amoxicilline +/- acide clavulanique, tétracycline… en l’absence de contre-indication), il mettra votre vaccin anti-tétanique à jour et prendra les mesures de prévention contre la rage.

N.B. : Pasteurella Multocida peut également se transmettre à l’homme par voie respiratoire et peut venir aggraver une pneumonie ou une bronchectasie.

Poissons morts en Aquitaine: une mystérieuse maladie décime les poissons

Jeudi 25 septembre 2008

Encore un poisson mort sur la Côte Basque…

Depuis la mi-septembre, des milliers de poissons morts sont retrouvés sur le sable des plages de la côte basque et de la côte landaise de Biarritz à Mimizan en passant par Anglet, Capbreton ou encore Contis : des soles, des daurades, des louvines et même des muges pourtant réputés très résistants.

Que se passe-t-il ?

Aucune réponse claire pour le moment. La piste bactérienne a été évoquée avant d’incriminer une pollution chimique liée à des dégazages sauvages au large (N.B. : pas de station de dégazage au port de Bayonne). Mais ce ne sont que des suppositions…

Je suis allé surfer ce jour à la Grande Plage de Biarritz et j’ai encore vu des poissons morts sur le sable ou flotter entre deux eaux. L’eau avait d’ailleurs un sale goût quand j’ai bu la tasse après une chute…

Espérons que les pouvoirs publics se penchent sérieusement sur ce phénomène préoccupant. La haute saison touristique est terminée mais ce n’est pas une raison pour reléguer ce problème au second plan…

Les hommes poissons que sont les surfeurs se baignent à longueur d’année et ils aimeraient bien savoir ce qui se passe. Pour l’heure, il n’y aurait soi-disant aucun risque à se baigner ni aucune contre-indication à consommer du poisson pêché sur la côte… Sur ce coup-là, le principe de précaution ne s’applique pas apparemment.

Il semblerait que les décès en masse de petits poissons n’aient rien à voir avec la mort accidentelle de trois globicéphales d’origine tropicale dont deux échoués sur le spot de Cenitz à Guethary le Lundi 15 Septembre 2008 et une femelle retrouvée à Biarritz le lendemain.

Affaire à suivre…  N’hésitez pas à poster vos commentaires ou vos infos.

Médicalisation d’une compétition internationale de surf

Mercredi 24 septembre 2008

L’équipe soignante du Quiksilver Pro France.

Quand je me suis rendu sur le site du Quiksilver Pro France en ce mardi 23 Septembre 2008 pour connaître l’organisation des soins destinée aux surfeurs professionnels du Top 44, j’avoue que j’étais un peu perplexe. Mais ce que j’ai pu constater sur place m’a fort agréablement surpris !

A peine arrivé sur le site qu’une charmante hôtesse me remettait un tube de crème solaire. En tant que rédacteur de Surf Prevention qui milite pour la prévention solaire chez les surfeurs, je ne peux que saluer cette initiative. Bon d’accord, il ne s’agissait que d’une crème d’indice 15 (facteur de protection solaire faible) estampillée Suzuki (eh oui ils ne font pas que des bagnoles et des motos…), mais ce détail m’a d’entrée mis dans de bonnes dispositions. Je n’étais qu’au début de mes bonnes surprises…

Je me suis donc rendu en “backstage” dans la tente V.I.P. pour faire connaissance avec le staff médical.

Sur le Quiksilver Pro, il faut souligner que ce sont des médecins français qui interviennent. Les australiens et les américains n’ont pas encore la mainmise sur l’organisation médicale de la compétition mais le médecin responsable a dû montrer patte blanche auprès de l’ASP qui a exigé de respecter un cahier des charges rigoureux. Le temps de l’amateurisme est bel et bien révolu dans ce domaine et l’ASP tient à ce que les surfeurs pro bénéficient des meilleurs soins possibles sur toutes les épreuves.

Le médecin référent sur le site est le Docteur Pascal Depaire. Ce médecin de 49 ans a le profil idéal: sa double spécialisation en Médecine du Sport et en Médecine d’Urgences (Praticien Hospitalier au Centre Hospitalier de Pau) ainsi que son expérience sur les compétitions de surf et de ski font de lui l’homme de la situation. Il semble en effet indispensable qu’il y ait au moins un médecin urgentiste sur ce genre d’événement car même si les accidents de surf sont rares en compétition, il faut pouvoir réagir en cas d’urgence vitale: pas le droit à l’erreur si un accident survenait devant les caméras avec des avocats prêts à exploiter la moindre faille en cas de pépin sur un surfeur américain par exemple (ils sont plus procéduriers que chez nous…).

Le médecin est là pour prendre en charge les compétiteurs mais il lui arrive parfois de donner un avis aux membres de l’organisation ou à l’entourage des surfeurs pro.

Le Dr Depaire possède tout le matériel nécessaire pour réaliser les premiers soins notamment pour prendre en charge les plaies, fréquentes chez les surfeurs (compresses, sérum physiologique, désinfectant, pansements, sets de suture…), et soigner les petits et gros bobos des surfeurs. Il dispose également d’un sac d’urgence avec ce qu’il faut pour perfuser un patient, le réanimer, l’intuber si besoin…

Pascal Depaire officie sur le Quik Pro pour la 5e année consécutive. Quand il ne peut pas être sur le site, ses confrères, les Dr Olivier Colombié et Jean-Didier Lafitte qui ont à peu près le même profil, prennent le relais.

Cette année les médecins ont eu la chance d’être assistés par Michel Billaudel, un élève infirmier belge en fin de cursus, qui fait un travail de fin d’études original sur la prise en charge d’un surfeur blessé en compétition (dont les conclusions seront publiées sur www.surf-prevention.com ) .

Pour s’occuper du corps des surfeurs, un ostéopathe (et non un chiropracteur comme sur la plupart des autres épreuves du World Tour) est également présent en permanence sur le site de la compétition. J’ai pu discuter avec Eric Robinson, ostéo installé à Hourtin, qui s’occupe notamment de footballeurs des Girondins de Bordeaux et du Bayern de Munich et qui intervient sur les épreuves du World Tour à Hossegor, Mundaka et…Teahupoo !

Autant dire qu’Eric a presque l’impression d’être en vacances sur la Côte Landaise par rapport à tout le travail qu’il a sur la célèbre vague tahitienne, ne serait-ce que pour relaxer les surfeurs avant même leur série… “Les pros ont l’habitude de surfer des vagues comme celles des Landes, ils se font rarement mal ici, cela leur pose beaucoup moins de problèmes qu’à Teahupoo” déclare Eric Robinson. “Ici je prends surtout en charge les surfeurs pour des problèmes chroniques, des blessures anciennes qui ont laissé des traces. Globalement, je dirais que je prends en charge les surfeurs pros pour environ 70% au niveau lombaire, 20% au niveau dorsal haut et cervical et 10% au niveau des membres (chevilles et genoux surtout et occasionnellement les épaules)”.

Dès qu’on lui soumet un problème traumatique aigu ou médical, Eric en réfère au médecin: “je ne suis pas docteur” clarifie Eric Robinson qui connaît bien les limites de ses compétences. Parmi les surfeurs habitués à passer dans les mains expertes d’Eric Robinson, citons Mick Fanning, Adriano de Souza, Chris Ward, Pancho Sullivan, Taylor Knox…et même Slater himself. Eric Robinson se fait remplacer par Denis Lemoigne, également ostéopathe, quand il ne peut pas être présent sur le site.

Au niveau de la salle d’examen par contre, c’est un peu sommaire. Les soignants interviennent sous une tente qui n’a rien d’un bloc opératoire avec un divan d’examen de fortune posé à même le sable, un éclairage qui laisse à désirer… Ceci est dû au fait que le local prévu initialement sur le spot de la Gravière à Hossegor n’a pas eu le temps d’être aménagé que la caravane s’est déplacée plus au nord pour installer un grand campement aux Estagnots à Seignosse qui offraient des vagues plus adaptées aux conditions (site de compétition mobile). Ce point serait certainement à améliorer pour que les soignants disposent de tout le confort et des installations indispensables à des soins de qualité.

Que se passe-t-il si Kelly Slater est victime d’un accident grave en pleine série (supposons)?

Deux jet-ski équipés d’un traîneau de sauvetage pilotés par des hommes de la mer confirmés (la “water patrol” est assurée par Yann Benetrix et Sébastien Saint Jean, surfeurs de grosses vagues reconnus) sont en permanence sur le qui-vive pour récupérer un surfeur en difficulté ou pour le ramener au line-up à la fin d’une vague.

Sur le sable, deux MNS-CRS sont également prêts à intervenir depuis leur 4X4 pick-up équipé d’oxygène, du matériel d’aspiration, d’un plan dur, d’une minerve et du nécessaire aux premiers secours. Ils peuvent aller récupérer le surfeur blessé à la nage si la situation le nécessite. Ils sont également là pour assurer la sécurité (pour éviter une bousculade quand Kelly Slater sort de l’eau par exemple).

Le médecin communique par radio avec les sauveteurs et le jet-ski.

Une fois la victime sortie de l’eau, le médecin, prévenu par radio, peut coordonner les premiers gestes et assurer la prise en charge jusqu’à l’arrivée d’un Service Mobile d’Urgences et de Réanimation (SMUR) par la route (ambulance médicalisée) ou par les airs (hélicoptère).

En cas d’arrêt cardiaque, il y a même un défibrillateur semi-automatique (DSA) au Poste de Secours depuis cette année.

Bref, que les surfeurs soient victimes d’un petit bobo ou d’un grave accident, l’organisation a prévu un plan de secours indispensable car sur Capbreton-Hossegor-Seignosse, on se trouve à distance des Centres Hospitaliers de Bayonne, de Dax ou du CHU de Bordeaux.

Bilan positif de cette visite très instructive: un personnel compétent, disponible, un matériel adapté, le seul bémol restant le local du staff médical qui mériterait beaucoup mieux.

G.B.

Photo 1: le Dr Pascal Depaire.
Photo 2: Eric Robinson, l’ostéopathe.
Photo 3: Soins infirmiers sur un surfeur blessé.

Dramatique accident de jet ski.

Lundi 22 septembre 2008

Les surfeurs sont de plus en plus nombreux à posséder un jet-ski ou à s’y essayer, notamment dans le cadre de la pratique du surf tracté ou du “tow at” (cf.vidéo).

Un fait divers vient nous rappeler cruellement la dangerosité de ce véhicule nautique (même si cet accident ne concerne pas un surfeur).

Samedi 20 Septembre 2008, un enfant de 9 ans qui aurait piloté seul un scooter des mers a trouvé la mort des suites d’un traumatisme crânien après avoir percuté la coque d’un yacht au large de Beaulieu-sur-Mer.

Il est évidemment irresponsable de laisser conduire un engin motorisé de 1300 cm3 à un gamin qui n’en a ni les capacités physiques ni la maturité.

Nous reviendrons sur les règles de sécurité à respecter en jet-ski sur Surf Prevention. Rappelons que la conduite d’un jet-ski n’est autorisée qu’aux détenteurs d’un permis côtier ou aux personnes accompagnées par un moniteur breveté d’état. Le conducteur doit avoir 16 ans minimum et le passager doit avoir au moins 8 ans.

Ne laissez pas un enfant piloter un jet ski !

N.B. : Surf Prevention déconseille fortement la pratique du tow-at aux riders non expérimentés. Cette pratique est à bannir sur les spots où d’autres surfeurs ou nageurs sont susceptibles de se trouver du fait du risque de collisions gravissimes.

Préparez-vous à la saison de snowboard !

Vendredi 19 septembre 2008

La console de jeu Wii et sa “balance board” sont un excellent moyen pour se préparer à surfer sur la neige…

Retrouvez tous les conseils pour snowboarder en toute sécurité sur Surf Prévention: http://www.surf-prevention.com/fiche-conseils-de-prevention-des-accidents-pour-les-snowboardeurs-52-17.php .

Un surfeur mordu par un requin à Hawaii

Mardi 16 septembre 2008

Le jeune Aren Souza avec la planche de la victime à qui il a porté assistance.

Un surfeur hawaiien d’une quarantaine d’années a été victime d’une attaque de requin alors qu’il surfait de petites vagues fun sur le spot de Ka’a'awa situé sur l’île d’Oahu à Hawaii.

L’attaque est survenue à 17 heures le 9 Septembre 2008 au large du restaurant “Crouching Lion” (c’est-à-dire l’endroit précis où un bodysurfeur s’était déjà fait mordre le pied par un requin tigre en août 2007).

La victime aurait tenté de se défendre avec ses mains contre la machoîre du squale d’après un témoin nommé Aren Souza qui surfait 10 mètres plus loin. Ce dernier (cf.photo) est venu au secours de la victime et l’a aidé à regagner le rivage situé à plus d’un kilomètre de l’endroit où ils surfaient. La victime n’a pas perdu connaissance et a regagné le bord en suivant une vague couché sur sa planche.

La victime présentait une blessure étendue d’une quarantaine de centimètres de la jambe droite, ainsi qu’une lésion plus petite au niveau de la face postérieure de la cuisse et une morsure des doigts. Le requin a emporté également un morceau de sa planche. Le malheureux a été pris en charge au Queen’s Medical Center mais ses jours n’étaient pas en danger.

Le personnel de la City Ocean Safety a immédiatement fait sortir les surfeurs de l’eau et ils ont mis en place des panneaux de signalisation du danger. Mais comme souvent dans de pareils cas, les plus intrépides sont retournés surfer quelques heures après l’attaque alors qu’un témoin - père de famille - s’est donné une bonne semaine avant d’envisager de se remettre à l’eau…

Cette attaque est déjà la deuxième de l’année sur Oahu: une femme avait été mordue à l’avant-bras par un requin tigre le 25 Juillet 2008 à Makaha.

Rappelons que la dernière attaque mortelle à Hawaii remonte au 7 Avril 2004 quand un surfeur avait été massacré par un requin tigre sur le spot de S-Turns à Kahana sur Maui.

Source et crédit photo: site Internet du Honolulu Advertiser.

Un vote pour la chute la plus spectaculaire.

Samedi 13 septembre 2008


More surfing videos on SurferMag.com

Le surf ne serait pas un sport à risques selon certains…ah bon!!! Il est certain que les risques varient selon les conditions de pratique. Mais quand ils verront ce florilège de chutes, les sceptiques n’auront plus aucun mal à concevoir le potentiel traumatique du surf dans les grosse vagues…

Le 2008 Surfer Poll Award pour le pire wipeout pris en vidéo nous offre quelques séquences ahurissantes.

A noter en introduction une image incroyable du king Kelly Slater lui-même dont la tête entre en collision de plein fouet avec la planche…d’une bodyboardeuse: c’est un moindre mal mais cela démontre bien que personne n’est à l’abri des collisions très fréquentes en surf.

Dans cette vidéo, les chutes les plus impressionnantes sont exclusivement le fait des surfeurs qui pratiquent le tow-in. Le surf tracté permet de repousser les limites du surf de grosses vagues mais on peut légitimement se demander jusqu’où iront ces surfeurs têtes brûlées encouragés par les récompenses et de gros chèques offerts par l’industrie du surf pour prendre toujours plus de risques. Mais qui paiera les pots cassés à la prochaine blessure grave ou au prochain décès de big wave rider ?

Les wipe-out de Raimana Van Bastolear, la chargeuse Maya Gabeira, Garrett MacNamara dans le film Out There ou encore celui d’Andrew Mooney sont déjà stupéfiants. Mais que dire de la chute de Mark Healy dans le film “The Life”? Quelqu’un devrait expliquer à ce type qu’il va trop loin au lieu de l’encourager et de le payer pour risquer sa peau.

Regarder les séquences de wipe-out a toujours été une distraction pour les surfeurs… jusqu’à une certaine taille de vague où on se rapproche plus de la curiosité malsaine ou de la “télé réalité”. Le milieu du surf veut faire dans le spectaculaire: pourquoi pas? Mais se donne-t-il tous les moyens de prévenir les blessures des surfeurs de grosses vagues sponsorisés ?

Le but de Surf Prévention est de faire prendre conscience aux jeunes des risques inhérents à la pratique du surf, notamment sur les spots les plus dangereux, et d’éviter que la liste des surfeurs sérieusement blessés ne s’allonge…

Les chiens aussi peuvent surfer !

Vendredi 12 septembre 2008

Le troisième “Surf Dog Surf-A-Thon” a eu lieu le 7 Septembre 2008 dernier sur le spot de Del Mar en Californie.

En voyant ces images, certains internautes américains ont été scandalisés et n’ont pas hésité à parler de chiens maltraités…

Aucune étude n’a encore été menée sur la traumatologie du chien surfeur ;-) mais Surf Prévention note que la compétition s’est déroulée dans de bonnes conditions sur un beach break tranquille avec de petites vagues. De plus, les chiens surfaient sur des planches en mousse, moins dangereuses en cas de choc.

Il est vrai que certains chiens apprécient moins l’eau que d’autres et il n’est pas question de forcer Médor à monter sur une planche de surf s’il manifeste son mécontentement.

D’après une spectatrice, il semble que les chiens se soient bien amusés et qu’ils apprécient de passer un moment privilégié avec leur maître à la plage. Cet événement a eu lieu pour la bonne cause puisqu’il a servi à recueillir des dons pour le Helen Woodward Animal Center.

On sait maintenant que le meilleur ami de l’homme peut aussi le suivre dans les vagues…

Et vous, trouvez-vous ces images amusantes ou vous donnent-elles envie de contacter la SPA ? Laissez vos commentaires ci-dessous.

Quand les surfeurs se prennent pour des skateurs…

Vendredi 12 septembre 2008

L’éventail des figures est beaucoup plus large en skateboard qu’en surf. L’une des raisons est que les skateurs peuvent prendre appui et utiliser différents éléments durs du décor urbain comme des murs, plans inclinés, escaliers, rampes, rambardes, bancs…

En surf, les seuls éléments durs que nous rencontrons sont les rochers et le récif et nous ne pouvons évidemment pas les utiliser pour faire des manoeuvres. Encore que certains surfeurs se jettent de rochers avec leur planche pour atterrir sur une vague…

Un petit groupe de surfeurs californiens a eu la “brillante” idée de construire un rail pour glisser dessus depuis une vague. Chris Coté, rédacteur en chef du magazine de surf décalé Transworld, s’est associé à Jeff King de “Built to Shred” pour imaginer, fabriquer, mettre en place (le plus difficle…) et essayer un rail de skateboard dans les vagues.

Après un premier essai infructueux sur le spot de Moonlight Beach, ils ont décidé de se replier sur un spot avec de petites vagues de shore break.

Après de nombreuses chutes impressionnantes, les surfeurs ont commencé à maîtriser le “rail de la mort” comme ils l’ont surnommé. Transworld n’a pas hésité à mettre en gros titre de la couverture de son dernier numéro la citation suivante: “je suis surpris que personne ne se soit tué”. A prendre au premier degré…

Au final, quelques coupures et contusions, de nombreuses dérives arrachées mais pas d’accident grave à déplorer. Le pire a été évité mais on imagine volontiers le traumatisme que l’on peut faire subir à ses “bijoux de famille” en cas de grand écart sur le rail…

Surf Prévention déconseille fortement d’essayer de faire la même chose. Passer d’une vague liquide et mouvante à un module de skateboard bancal (car fixé dans du sable) n’a rien d’évident et peut s’avérer très dangereux. Les photos parlent d’elles mêmes…

Cliquez sur les images ci-dessus pour avoir un aperçu du “rail of death”.

Retrouvez tous les détails de cette folle session sur:
http://surf.transworld.net/2008/08/05/surf-rail-of-death-photo-gallery/