SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Articles taggés avec ‘Surf Thérapie’

Ce que le surf vous apporte : à vous la parole !

Vendredi 23 juillet 2010

Interview - temoignages de surfeurs - ce que le surf nous apporte - surf therapie

Chers amis internautes,

Comme certains le savent, je viens de sortir mon nouveau livre  » Surf Thérapie  ». Ce livre évoque les bienfaits de la mer et du surf sur la santé que nous expérimentons tous quand nous allons à l’eau. Dans ce livre, je donne mon ressenti personnel sur le sujet et je fais partager les témoignages de surfeurs qui retirent des bénéfices du surf comme Dave Rastovich, Darryl « Flea » Virostko, Emily Haager, Dean Randazzo, Don Wildman, Joel de Rosnay

Ce qui m’intéresse maintenant est de connaître votre avis personnel sur cette question dont on parle finalement assez peu. On parle souvent des surfeurs, des compétitions de surf et de tout le folklore qui entoure notre sport-passion, mais on évoque rarement le surf en lui-même, et les bienfaits qu’il nous procure. J’aimerais donc savoir ce que le surf vous apporte, notamment au niveau de votre santé (forme, moral, bien-être, épanouissement, etc.)

Je m’adresse ici à tous les surfeurs, quelle que soit leur façon de pratiquer le surf ( shortboard, longboard, stand-up paddle, bodyboard, kitesurf, windsurf, skimboard, kneeboard…)

Pourriez-vous dire en une ou deux phrases fortes ce que le surf vous apporte ? (280 caractères maximum espaces compris).

Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif mais d’insister de manière sérieuse ou décalée, littéraire ou poétique, sur le ou les bénéfices principaux que vous ressentez quand vous faites du surf… ou les effets négatifs dont vous souffrez quand vous ne pratiquez pas… Qu’est-ce que vous aimez dans le surf ?

Cliquez ici pour témoigner.

Les mini-interviews apparaîtront sur le site Surf Thérapie sur ce modèle : http://www.surf-therapie.fr/site/interview-surfeur-guillaume-barucq-13.php

Pour rendre le interviews interactives, vous pouvez faire partager votre page sur Facebook ou sur Twitter et faire lire votre témoignage à vos amis. Les 10 personnes qui auront obtenu le plus de « j’aime » sur Facebook recevront un livre « Surf Thérapie » gratuit. La deuxième édition du livre « Surf Thérapie » sera enrichie de vos meilleurs témoignages.

Merci d’avance.

Guillaume.

Surf Thérapie et Longe-Côte dans le Magazine Elle !

Vendredi 16 juillet 2010

magazine elle été du 16 juillet 2010 - marion cotillard en couverture

On parle du livre Surf Thérapie dans le tout nouveau magazine « Elle été » avec en couverture Marion Cotillard, « glamour à la plage ». En page 124, dans la rubrique « Vie Privée Forme », la journaliste Claire Byache invite les lectrices à découvrir le livre « Surf Thérapie, se soigner au contact de l’Océan » aux Editions Surf Prevention. Elle conseille de potasser le livre sur le sable pour se motiver à bouger. Elle insiste sur le fait que le but du Docteur Guillaume Barucq, l’auteur de ce livre  8-) , est de « convaincre des bienfaits du sport en milieu marin et de pousser les gens à marcher dans la mer, à nager, à surfer… » L’article s’intègre dans une page dédiée à une activité qui s’inscrit parfaitement dans la réalisation d’une Surf Thérapie : le longe-côte. Cette activité consiste à marcher dans l’eau avec de l’eau au-dessus de la taille et à avancer avec l’aide d’une pagaie de kayak. Il s’agit en quelques sortes d’une marche nordique dans l’eau de mer avec tous les effets bénéfiques que cela suppose pour le système cardio-vasculaire, la préservation des articulations, le drainage des membres inférieurs… Lire à ce sujet l’article sur la marche en eau de mer pour lutter contre les jambes lourdes.

Plus d’infos sur www.surf-therapie.fr

Découvrir le longe-côte sur www.longecote.fr ou sur www.sentiersbleus.fr et sur cette vidéo YouTube sur le longe-côte à Dunkerque.

Surf Thérapie : le choix de la couverture du livre

Vendredi 2 juillet 2010

Surf Therapie Couverture

Voici un premier extrait d’une interview à paraître sur le site Internet de SUP Journal. J’explicite mon choix pour la couverture du livre Surf Thérapie que beaucoup apprécient mais que certains ont critiqué parce que c’est une photo de Stand-Up Paddle et/ou pour son côté aguicheur lié à la plastique irréprochable de la jeune femme en couverture. Votre avis m’intéresse. Voici mes arguments : 

« Cette photographie de couverture est le fruit d’une recherche dans le catalogue bien fourni de Tim McKenna. Je n’étais pas parti spécialement dans l’idée de choisir une photo de SUP mais cette image résume à elle seule l’esprit du livre. On y retrouve la mer et on devine au loin des vagues avec la montagne en toile de fond. On se rend bien compte que le Stand-Up Paddle est le meilleur moyen de profiter de l’environnement marin grâce à la position debout qui offre au surfeur une vision panoramique.

La jeune femme sur la photo semble faire une pause pour admirer la nature et se ressourcer. Cette photo a été prise à Tahiti mais elle me rappelle des visions paradisiaques que j’ai pu avoir lors de SUP trips en Corse ou dans le sud de la Côte Basque. Pour ne rien gâcher, la fille sur la photo semble avoir profité des bienfaits du SUP qui est une activité de premier choix pour lutter contre la cellulite et se sculpter de belles jambes, comme je l’explique dans le livre Surf Thérapie.

Je précise que ce livre n’est pas du tout la suite du Surfers’ Survival Guide : il s’agit plutôt d’un livre sur le bien-être en bord de mer qui intéressera aussi bien les jeunes femmes qui ne surfent pas encore que les surfeurs qui ont envie de pratiquer leur activité différemment. »

NB : couverture mise en page par Christophe Lestage, directeur artistique de Surf Session.

Témoignage: la Thérapie par le Surf améliore sa Mucoviscidose

Mercredi 16 juin 2010

Nous vous avions déjà parlé des bénéfices d’une « Surf Thérapie » pour des patients atteints de mucoviscidose.  La Surf Thérapie pourrait être intégrée dans une cure de réentraînement à l’effort voire être prescrite comme traitement d’appoint de la mucoviscidose. Malheureusement, pour le moment, la Surf Thérapie est encore méconnue en France. Les bénéfices du surf sont pourtant bien réels comme en témoigne Olivier, jeune surfeur breton atteint de mucoviscidose. Voici son témoignage et ses conseils fort instructifs :

« J’ai 27 ans et je suis atteint de la mucoviscidose, ce qui ne m’a jamais empêché de pratiquer des activités sportives. J’ai débuté le surf à l’adolescence sur les plages de ma Bretagne natale et j’habite maintenant sur l’Ile de la Réunion depuis trois ans. Il est indéniable que le surf m’apporte un grand bénéfice dans le cas de ma pathologie.

jeune surfeur atteint de mucoviscidose profitant des bienfaits de la surf therapie - photo DR

1. Les bienfaits du surf pour Olivier :

Physiologiques:

- Le surf a pour premier effet de faciliter les expectorations du fait de la position allongée et de l’effort soutenu qu’il demande entraînant une hyperventilation. Une session de deux heures vaut largement une séance de 30 minutes de kinésithérapie respiratoire.

- Le deuxième effet le plus bénéfique est celui de lavage des voies nasales par l’eau de mer, le sérum physiologique naturel. Il permet de lutter contre les éventuelles complications ORL et par la même occasion contre les infections pulmonaires. Vous n’arriverez jamais à vous laver aussi bien le nez qu’en mangeant une série sur la tête.

- Le surf permet un travail aérobie des membres supérieurs, contrairement à la majorité des sports dits d’endurance et il favorise un renforcement des muscles nécessaires à la toux. De plus, la position de rame, légèrement cambrée, aide à lutter contre la cyphose (déformation de la colonne vertébrale) consécutive à la maladie .

- L’exercice physique que nécessite la pratique du surf participe au maintien des capacités respiratoires.

Psychologiques:

- Au delà des bienfaits physiologiques, le surf apporte une forme de soutien psychologique. Par la joie et la satisfaction qu’il procure, le surf permet de positiver la vie face aux préoccupations du traitement quotidien et aux incertitudes des années à venir. Du fait de la fugacité et de l’instantanéité des vagues (chaque vague est unique), le surf donne vraiment la sensation de profiter de l’instant présent.

- L’activité en plein air, seul face aux éléments, permet de s’évader le temps d’une session et d’oublier les contraintes du quotidien. On peut dire qu’on lutte contre les vagues comme on voudrait lutter contre la maladie et qu’il faut s’adapter aux conditions comme il faut s’adapter aux contraintes de la maladie.

Belle vague backside pour  Olivier - Photo article Surf Therapie et mucoviscidose

2. Les conseils d’Olivier :

- Pour ne pas se déshydrater après une session, il est impératif de boire abondamment. Il est également conseillé de prendre des comprimés de sels, pour lutter contre la sudation accentuée par la maladie.

- Comme n’importe qui, il faut se protéger du soleil mais encore plus lors de la prise d’antibiotiques pouvant rendre photosensible (risque de brûlure).

- Lors de la prise d’antibiotiques* pouvant entraîner des lésions tendineuses (rupture du tendon d’Achille), mieux vaut s’abstenir de surfer ou alors en levant le pied dans de petites conditions.

- Mieux vaut connaître ses limites avant de se lancer dans des conditions difficiles où des apnées prolongées peuvent être nécessaires.

- En position allongée, il peut être important de ménager ses côtes (costochondrite) car en cas de douleurs cela peut gêner la toux.

- En position assise pour attendre les vagues, on peut ménager son dos en mettant le nose sous l’eau et le tail plus relevé.

- Il faut à tout prix éviter les eaux polluées potentiellement porteuses de germes. »

*fluoroquinolones notamment.

Sur le même sujet, lire aussi le portrait d’Emily Haager.

Surf Thérapie : les hard rockers de Metallica surfent pour décompresser

Mercredi 9 juin 2010

Robert Trujillo surfing Costa Rica - Creative Destruction

Même pour les musiciens d’un groupe de hard rock mondialement reconnu comme Metallica, le surf peut être une thérapie pour lutter contre le stress et le surmenage liés aux tournées éreintantes aux quatre coins du monde. Les musiciens donnent tout sur scène mais ils ont aussi besoin de se relaxer. Le guitariste Kirk Hammett et le bassiste Robert Trujillo sont deux passionnés de « métal » mais ils trouvent que le surf a beaucoup de points communs avec leur style de musique. Le surf leur apporte un équilibre dans leur vie et ils pourraient difficilement s’en passer maintenant qu’ils sont « mordus ».

Nous avions déjà vu que le guitariste du groupe Kirk Hammett s’était mis au surf. Le surf a été pour lui comme une révélation : à partir du moment où il a pris sa première vague, il a été pris par le virus en une fraction de seconde. Quand il surfe, Kirk a l’impression de vivre dans l’instant, comme quand il joue un solo à la guitare. Kirk compare les sensations qu’il ressent en surf à celles qu’il éprouve quand il joue sur scène devant son public.

« Le surf est la seule chose au monde qui me donne ce « feeling », ce « rush »… Comprenez « rush« Â comme une sensation soudaine de plaisir voire comme l’effet euphorisant initial que peut produire une drogue. La comparaison n’est pas anodine dans la bouche d’un ancien alcoolique et toxicomane. Kirk Hammett l’avoue lui même : le surf lui a fait arrêter l’alcool et la dope. « Tu ne peux pas surfer quand tu as la gueule de bois. Tu ne peux pas surfer quand tu n’as pas dormi de la nuit » reconnaît Kirk Hammett. Même son collègue bassiste, lui aussi surfeur passionné, reconnaît préférer le Kirk Hammett qui surfe que celui qui n’était pas encore couché quand les surfeurs allaient à l’eau au petit matin.

Pour Robert Trujillo, les concerts de hard rock impliquent une libération d’énergie, de  »bonne rage » comparable à la délivrance que l’on peut ressentir quand on ressort d’un tube en surf. Le bassiste Robert Trujillo aime autant suivre le rythme endiablé des chansons de hard rock que le rythme de l’océan sur lequel il doit se caler pour surfer les vagues. Trujillo apprécie la dynamique et l’équilibre du métal que l’on pourrait également comparer au surf.

Kirk Hammett qualifie le surf d’antidote contre sa routine (l’hôtel, la loge, la scène, les transports…). Le surf lui permet de s’évader de ce cycle répétitif. Le surf est devenu pour eux un exutoire et ils aiment choisir des destinations pour leurs concerts où ils savent qu’ils pourront surfer.

Ces témoignages passionnants sont à retrouver dans le chapitre 1 du film  »Creative Destruction » présenté par Billabong où les surfeurs professionnels Wade Goodall et Sterling Spencer retrouvent le groupe Metallica au Costa Rica pour des sessions de free surf et un concert en backstage pendant lequel ils jouent notamment « Enter Sandman » et  »Battery ». ¡ Pura vida ! 

Il est amusant de voir dans ce film comment les surfeurs envient les musiciens en concert et comment les musiciens aimeraient faire des aérials comme les surfeurs…

Lire aussi : le mannequin Carolyn Murphy surfe contre le surmenage.

Livre Surf Thérapie : sortie prévue en Juillet 2010 !

Jeudi 3 juin 2010

Surf Therapie Couverture du livre par Guillaume Barucq - Surf Prevention Editions

Votre moral est en berne ? Le surmenage vous guette ? Vous ne savez plus comment perdre vos kilos en trop ? C’est le moment d’essayer une cure de « Surf Thérapie » !

La Surf Thérapie est une méthode pour se sentir mieux dans son corps et dans sa tête grâce aux bienfaits de la mer, de l’air marin et du soleil dont vous profiterez sur une planche de surf. La Surf Thérapie est une thalassothérapie naturelle basée sur la pratique régulière du surf, la marche dans le sable et la natation en bord de mer.

Bonne nouvelle : il n’est plus indispensable d’être un as de la glisse pour faire du surf ! Il est maintenant possible de surfer sans vagues grâce au surf debout à la rame : le stand-up paddle rend le surf accessible à tout le monde, partout et tout le temps !

La Surf Thérapie est un programme simple pour se soigner au contact de l’océan. Le surf aide à rester en forme, à stabiliser son poids, à atténuer le stress et même à booster sa libido ! Des personnes atteintes d’un cancer, d’une maladie chronique ou d’un handicap retirent des bénéfices du surf. Il est temps pour vous aussi de vous mettre à la « Surf Thérapie » pour le plaisir et pour votre santé !

Inclus : un petit guide d’initiation au Stand-Up Paddle.

Plus d’informations sur www.surf-therapie.fr

Surf Thérapie : c’est bon pour le moral !

Dimanche 30 mai 2010

Apres une session de surf on se sent generalement mieux dans sa tete - tags jeune femme belle fille sourire maillot bikini seins plage sable blanc eau turquoise planche de surf

Une session de surf, une séance de natation ou de marche en bord de mer peuvent donner un coup de booster au moral. A condition de pratiquer régulièrement et avec modération. Il est démontré que l’activité physique au rythme que je vous propose dans la Surf Thérapie à un effet positif sur le moral. Après une session de surf par exemple, on se sent très bien pendant environ une heure, mais les effets positifs de l’activité physique vont bien au-delà comme l’ont montré des travaux présentés en Mai 2009 par Jeremy Sibold à l’American College of Sports Medicine de Seattle.

Une activité physique modérée pratiquée en aérobie améliore immédiatement l’humeur, mais la sensation de bien-être ressentie après l’exercice peut durer jusqu’à 12 heures. Quelques minutes peuvent suffire pour produire ces bienfaits et vous mettre de bonne humeur pour le restant de la journée. L’American College of Sports Medicine stipule dans ses recommandations que les adultes fassent au moins 150 minutes hebdomadaires d’exercice physique d’intensité modérée : cela peut être effectué en sessions de 30 minutes, 5 jours par semaine, comme je vous le recommande dans le livre.

Pour être de bonne humeur tous les jours, la solution serait donc de faire une activité physique quotidienne plutôt en début de journée, comme une session matinale par exemple quand le vent est favorable et qu’il n’y a pas encore grand monde dans l’eau. L’étude suggère que les hommes et les femmes retireraient les mêmes bénéfices de l’activité physique quel que soit leur niveau de pratique. L’amélioration de l’humeur par l’activité physique est liée à la libération de neurotransmetteurs dans le cerveau comme les endorphines.

Sachant cela, il paraîtrait logique de prescrire une activité physique quotidienne en première intention aux personnes souffrant de symptômes dépressifs légers, ou pour prévenir leur apparition, les médicaments antidépresseurs n’ayant pas encore fait la preuve de leur efficacité dans ces indications. Une autre étude publiée en 2006 dans le journal de l’American College of Sports Medicine a bien montré que l’exercice améliorait l’humeur de patients déprimés. Le problème avec des personnes atteintes d’un épisode dépressif majeur  est que la maladie se manifeste souvent par un manque d’énergie et une anhédonie (diminution du plaisir pour toute activité, même celles qui procurent du plaisir comme le surf). Déjà qu’il est difficile de motiver une personne qui n’est pas déprimée à adopter une activité physique, c’est encore plus délicat avec une personne qui n’a plus envie de rien. Dans ce cas, une prise en charge psychiatrique s’impose mais même pour les formes modérées à sévères de dépression, l’activité physique devrait être proposée aux patients en traitement complémentaire.

Note de l’auteur de l’article : les effets d’une Surf Thérapie vont au-delà des simples bienfaits de l’activité physique compte-tenu des effets bénéfiques sur l’humeur surajoutés de la luminothérapie, de la thalassothérapie naturelle ainsi que de l’action des ions négatifs de l’air marin.

 
References  : *Jeremy Sibold, Ed.D., certified athletic trainer and assistant professor, rehabilitation and movement science, University of Vermont, Burlington; Jennifer Mears, exercise physiologist and corporate fitness specialist, Colorado Springs, Colo.; presentation, May 27, 2009, 56th annual meeting, American College of Sports Medicine, Seattle.

Source : Medicinenet.com

De la Surf Thérapie dans l’Effet Papillon sur Canal +

Samedi 22 mai 2010

Daphne Roulier - l'effet Papillon du 22 Mai 2010 sur Canal Plus avec sujet sur la Surf Therapie

Comme les lecteurs de ce blog le savent, j’espère sortir très prochainement mon deuxième livre intitulé « Surf Thérapie : Guérir en surfant« . Il se trouve qu’on a parlé de la  »Surf Thérapie » aujourd’hui à la télé dans l’émission de Canal Plus intitulée « L’effet Papillon » présentée par Daphné Roulier. Dans un sujet de Mathieu Vollaire qui s’appelle « Dévaler la vague pour remonter la pente », on parle des anciens soldats de la guerre d’Irak ou d’Afghanistan qui ne sont pas morts mais qui y ont laissé un bras, une jambe ou encore la vue. Un chapitre de mon livre Surf Thérapie est consacré à ces jeunes vétérans qui se soignent grâce à la Surf Thérapie.

Dana Cummings, co-fondateur de l’association Ampsurf, ancien Marines et lui-même amputé d’une jambe, a mis au point un programme de rééducation par le surf dont le but est de faire surfer les soldats handicapés au meilleur de leurs possibilités. La découverte du surf après son amputation a changé la vie de Dana Cummings : « quand j’ai appris à surfer, c’était incroyable : j’ai senti une telle relation avec la terre, avec l’eau…On essaye de promouvoir le surf comme un sport que les handicapés peuvent pratiquer » déclare Dana. Il essaye de faire comprendre aux jeunes vétérans que ce n’est pas parce qu’ils ont subi un accident tragique qu’ils ne peuvent pas monter sur une planche de surf s’ils le veulent vraiment.

Anthony Davis est un jeune vétéran de la Navy de 28 ans : suite à un accident de voiture, il s’est retrouvé paraplégique. Les médecins lui avaient annoncé qu’il avait 99% de chances de ne plus jamais marcher…et maintenant il surfe ! « Le surf me donne l’impression de voler. J’ai l’impression de ne plus avoir besoin de mes jambes. Ce que le surf m’apporte est cette liberté de ne plus être dans un fauteuil roulant. Le surf a changé ma vie en me rendant plus fort et plus confiant. Surfer est la meilleure des thérapies pour des soldats qui sont allés au combat et qui ont vu leurs camarades mourir ou s’en tirer miraculeusement. Leur vie a changé mais l’Océan, lui, ne change pas. Le mouvement des vagues est toujours là et il te permet d’oublier » déclare Anthony Davis.

Le jeune Kyle de l’US Army s’est fait tirer dessus au sol alors qu’il n’était en Afghanistan que depuis un mois. Les nerfs de sa jambe ont été touchés. Même s’il ne peut pas vraiment tenir debout sur la planche, le surf lui a redonné confiance. Du fait de la faiblesse de ses jambes, il se reporte sur le bodysurf, le bodyboard ou le paddle board. Il considère que le surf est au moins aussi bénéfique pour lui que la natation.

Joseph Serino, sergent de l’US Army de 22 ans, a perdu ses deux jambes en Irak en sautant sur une mine au sud de Bagdad. Il trouve que le surf le rend heureux et le détend. Joseph n’avait jamais essayé le surf avant sa grave blessure mais il est très adroit sur les vagues malgré l’absence de ses membres inférieurs. Maintenant que Joseph a quitté l’armée, une nouvelle vie commence pour lui grâce au surf.

Retrouvez tous ces portraits dans cet excellent reportage de Mathieu Vollaire à voir sur http://player.canalplus.fr/#/347851 à partir de la minute 11:22.

Lire aussi l’article : – « le surf pour soigner ses blessures de guerre« 

Ces surfeurs sud-africains qui se fichent de la Liste de Domenech…

Mercredi 12 mai 2010

Pourquoi Raymond Domenech n’a-t-il pas appelé Patrick Vieira, Karim Benzema et Samir Nasri ? Djibril Cissé, Mathieu Valbuena ou Franck Ribéry méritent-ils d’être sur la liste ? L’affaire Zahia a-t-elle influencé les choix ? Voici les questions existentielles que se posent la plupart des Français aujourd’hui. Au point d’être scotchés devant leur téléviseur pour le 20 heures de Laurence Ferrari qui recevait hier le sélectionneur des Bleus dont toute la France était suspendue aux lèvres quand il a annoncé sa pré-sélection de 30 joueurs.

A des milliers de kilomètres de là, en Afrique du Sud, là où va se jouer la Coupe du Monde de football 2010, il y a de pauvres gens qui sont à des années lumière de tout ce vain tapage médiatique et qui n’ont rien à cirer de la liste de Domenech. Et ne croyez pas que la Coupe du Monde de foot va changer leur vie : ils auront tôt fait de retourner à leur misère une fois que les lumières des stades somptuaires se seront éteintes. Le jeune Wonder âgé de 14 ans est de ceux-là…

Ce n’est pas le ballon rond qui a changé la vie de Wonder mais le surf. Tous les matins, Wonder va surfer sur les spots de Durban grâce à  l’association Umthombo qui essaye d’offrir aux enfants orphelins une alternative à la vie dans la rue. Wonder déclare que quand il surfe, au moins il ne sniffe pas de la colle (sic)… Le surf est pour lui une échappatoire à la misère, aux violences, à la drogue qu’il côtoie quotidiennement. Kheto, 9 ans, pourrait être le petit frère de Wonder. Il n’a connu que la vie dans la rue mais aujourd’hui il s’investit lui aussi dans sa nouvelle passion qu’est le surf.

Madame Sibilo, assistante sociale de l’association Umthombo, explique que quand les enfants surfent, ils deviennent actifs en s’investissant dans le sport plutôt que dans la violence ou les conduites addictives. Le surf leur permet de rester sur le droit chemin.

Quand la nuit tombe, les enfants de l’association Unthombo se retrouvent à nouveau livrés à eux-mêmes sur les plages ou dans les rues. Comme ils ne font pas partie du décor que les touristes ont envie de voir, ils sont ramassés par la police qui les éloigne en camion vers la banlieue dans un foyer d’où ils s’échappent à pied pour retrouver la plage et les vagues situées à quarante kilomètres de là. Certains affirment qu’il s’agit de « nettoyer » les rues pour la Coupe du Monde, même si la municipalité et la police de Durban s’en défendent.

Durban a fait des travaux pharaoniques pour moderniser son front de mer, et construire des hôtels, restaurants et boîtes de nuit sur 5 kilomètres jusqu’au stade tout neuf pour accueillir les hordes de supporters.

Pendant que Durban accueillera la demi-finale du Mondial de football, Wonder sera en train de surfer, s’il n’a pas été de nouveau refoulé vers un foyer en périphérie… Nos stars du foot et nos supporters ne croiseront sûrement pas Wonder ni Kheto pendant la Coupe du Monde mais nous ferions mieux de nous préoccuper du sort de ces gamins déshérités que de celui des enfants gâtés que sont nos footballeurs professionnels…

Si les enfants des rues seront bien cachés, il devrait en être tout autrement pour les travailleuses du sexe avec un afflux de plus de 40 000 prostituées prévu pour 500000 supporters attendus. Il ne s’agira pas ici d’une banale affaire de proxénétisme, mais d’une prostitution organisée à très grande échelle avec un brassage de populations important. La plupart des prostituées venant de pays pauvres comme le Zimbabwe fortement touchés par le SIDA, il faut souhaiter que de gros efforts seront faits dans la prévention du VIH et des autres Infections Sexuellement Transmissibles à l’occasion de ce Mondial pour éviter des contaminations en chaîne.

Umthombo association qui fait surfer les enfants orphelins en Afrique du Sud

Plus d’infos sur l’association : www.umthombo.org

D’après l’article « Surf pour les enfants des rues à Durban« .

Lire aussi les articles : – « trop de football à la télé, et pas assez de surf… » avec interview exclusive de Raymond Domenech.
- Une cure de désintoxication par le surf en Afrique du Sud.

Emily Haager: le surf avait changé sa vie

Mercredi 12 mai 2010

J’ai fini d’écrire mon deuxième livre « Surf Thérapie » (même si je ne sais pas encore quand ni comment il sera publié…). Il s’agit d’un ouvrage rempli de conseils pour mieux vivre au contact de l’océan.

Il ne s’agit pas d’une méthode miracle de charlatan qui prétend guérir de graves pathologies mais elle vise à expliquer pourquoi le surf aide à se sentir mieux dans son corps et dans sa tête, que l’on soit bien-portant, malade ou handicapé.

Le surf est une activité physique complète et épanouissante. Mais ce qui fait que le surf peut avoir un pouvoir thérapeutique supplémentaire par rapport à d’autres sports est sa réalisation dans l’environnement exceptionnellement sain qu’est le bord de mer.

En dix ans d’études de médecine, jamais on ne m’a parlé des bienfaits de l’air marin ou de l’eau de mer pour la santé, et pourtant ils peuvent soigner mieux que certains médicaments… C’est une jeune surfeuse atteinte de mucoviscidose qui m’a aidé à comprendre que le bord de mer où nous pratiquons nos activités favorites est un lieu privilégié pour vivre en bonne santé. Cette jeune femme s’appelle Emily et j’aimerais lui dédier le livre « Surf Thérapie« .

Emily est une jeune fille sympathique et toujours enthousiaste. Si vous la croisiez dans la rue, jamais vous ne vous douteriez qu’elle est atteinte d’une grave maladie : la mucoviscidose.

Quand la mucoviscidose a été diagnostiquée chez Emily alors qu’elle n’était encore qu’un nourrisson, les médecins ont dit à ses parents qu’elle n’arriverait pas à l’âge adulte. Même s’ils savaient leur fille condamnée à moyen terme, ses parents l’ont toujours soutenue en privilégiant son confort de vie.

Alors qu’ils craignaient que leur fille ne passe pas le collège, ils ont eu la joie de la voir grandir, devenir lycéenne, étudiante, avoir un petit ami et vivre la vie d’une jeune femme de 25 ans comme les autres, ou presque.

Emily a découvert le surf il y a quelques années. Elle a tout de suite remarqué qu’elle se sentait beaucoup mieux après une bonne session de surf. Des médecins australiens ont également remarqué que les patients atteints de mucoviscidose qui faisaient du surf allaient mieux que ceux qui n’en faisaient pas. Les chercheurs ont compris que l’air marin salé que l’on respire et l’exercice physique que l’on réalise lorsqu’on surfe permettent de mieux éliminer le mucus dans les bronches dont l’accumulation est un facteur de risque majeur des surinfections pulmonaires.

Alors que certains parents ont tendance à enfermer leur enfant malade dans une bulle, ceux d’Emily ont toujours privilégié son épanouissement : quand ils ont compris que le surf pouvait lui être bénéfique, ils l’ont encouragée dans sa pratique.

Les avancées thérapeutiques ont permis l’augmentation de l’espérance de vie des jeunes patients atteints de mucoviscidose mais le traitement est lourd et astreignant à prendre au quotidien. Le surf comme traitement d’appoint a été comme une bouffée d’oxygène pour Emily.

Emily a été l’ambassadrice de l’association « Pipeline to A Cure » qui a rapproché le monde des surfeurs et celui des malades atteints de la mucoviscidose. Le rêve d’Emily était de participer à la découverte d’un traitement pour guérir de la mucoviscidose. Malheureusement, elle n’a pu profiter que de traitements pour améliorer ses symptômes et soigner les complications de la mucoviscidose. Le surf a fait partie du traitement qui a amélioré son confort de vie. Elle s’est battue pour faire connaître sa cause aux côtés de champions de surf comme Laird Hamilton, Dave Kalama, Gerry Lopez,  Mickey Munoz, Lisa Andersen ou encore  Jeff Clark.

Malheureusement, Emily n’est plus là pour continuer sa mission de sensibilisation à la mucoviscidose. Elle est partie surfer là où elle peut respirer librement. Hospitalisée depuis la fin du mois de janvier aux soins intensifs USC University Hospital, elle est partie le 1er Mai 2010 en laissant un immense vide dans la communauté des surfeurs. Pour que son combat ne reste pas lettre morte, il faut faire connaître son histoire et expliquer aux parents des enfants malades que le surf et l’environnement marin peuvent participer à l’amélioration des symptômes de leurs enfants et à leur épanouissement. Le surf ne suffira pas à les faire guérir mais il les aidera à se réaliser et à mieux vivre leur vie encore trop courte malgré les progrès de la médecine. Continuons à nous mobiliser pour faire avancer la recherche pour un traitement curatif contre cette maladie qui terrasse de jeunes gens à la fleur de l’âge. Emily nous a quittés à l’âge de 27 ans.

Emily Haager, Laird Hamilton et Dave Kalama